Le procureur de la CPI sollicite des sanctions plus sévères des Nations unies contre le Soudan

Nairobi, Kenya (PANA) - Le procureur de la Cour pénale internationale (CPI), Luis Moreno-Ocampo, a déclaré mardi que l'arrestation du président soudanais,Omar Hassan El-Bashir prend du temps et a proposé qu'un mandat d'arrêt contre le dirigeant soudanais soit exécuté par les organisations régionales.

Tout en déclarant que la responsabilité première du respect de la résolution du Conseil de sécurité d'arrêter le dirigeant soudanais recherché incombe à l'Etat du Soudan, M. Moreno-Ocampo, a déclaré qu'elle va pacifier les victimes des crimes contre l'humanité au Soudan.

Le procureur sortant a également accusé le dirigeant soudanais de soumettre la communauté internationale à "d'interminables négociations de paix" et de menacer de commettre des crimes de guerre dans d'autres parties du Soudan.

Il a proposé que le Conseil devrait envisager d'autres mécanismes pour arrêter le leader soudanais et certains suspects en relation avec les présumés crimes de guerre commis dans la région occidentale du Darfour.

Vertement critiqué par les dirigeants africains pour sa gestion de la situation et des enquêtes au Darfour, il a déclaré aux membres du Conseil de reconsidérer leurs intérêts nationaux tout en traitant les accusations de crimes de guerre au Soudan et d'émettre un avertissement sévère au gouvernement soudanais .

"L'exécution du mandat d'arrêt va produire un changement dramatique au Darfour. Dans une affaire pénale normale, il est difficile de localiser les fugitifs. Le sort des quatre fugitifs dans le cas du Darfour sont connus", a souligné M. Moreno-Ocampo dans son discours.

Le tribunal recherche toujours Ali Kushayb, qui reste au Darfour, Ahmad Harun, qui selon le procureur de la CPI, peuvent être cueillis dans la résidence de son gouverneur dans le Sud-Kordofan.

Le ministre de la Défense, Abdel Rahim Hussein, occupe son bureau au ministère de la Défense à Khartoum et le président El-Béchir peut être trouvé dans son palais présidentiel à Khartoum, a déclaré le procureur.

"La prochaine étape dans ces cas du Darfour sera d'arrêter les inculpés", a-t-il ajouté.
-0- PANA AO/VAO/ASA/TBM 05juin2012

05 juin 2012 21:58:08




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