Le président du CES dénonce le trafic des enfants

Libreville- Gabon (PANA) -- Le président du Conseil économique et social (CES) du Gabon, M.
Louis Gaston Mayila, a dénoncé, samedi à Libreville, le commerce, le trafic et la maltraitance des enfants qui, a-t-il déploré, "sont devenus un fléau des temps modernes.
M.
Mayila, qui procédait à l'ouverture d'une session extraordinaire de son Institution, a indiqué que l'enfant est sacré au Gabon, révélant que les conclusions d'une Commission instituée sur la question seront transmises aux autorités politiques pour renforcer la législation relative à la protection de tous les enfants vivant sur le sol gabonais.
Un bateau battant pavillon nigérian, "l'Itinero", refoulé du Gabon et soupçonné d'avoir à son bord plusieurs centaines d'enfants esclaves, avait été récemment au centre d'une vaste controverse médiatique sur l'ampleur de ce phénomène entre les pays d'Afrique de l'Ouest et du Centre, dont le Gabon, rappelle-t-on.
Depuis, Libreville a multiplié les démentis sur l'existence d'un quelconque trafic d'enfants entre le Gabon et certaines capitales ouest africaines, notamment Cotonou, d'où "l'Itinéro" avait levé l'ancre pour les côtes gabonaises.
Sur un tout autre sujet, le président du Conseil économique et social gabonais s'est félicité du renforcement de l'arsenal juridique pour réprimer l'enrichissement illicite qui est, selon lui, "un mal des temps modernes".

29 avril 2001 18:28:00




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