Le président de l'Assemblée nationale du Burundi à la 42ème session parlementaire de l'OIF à Madagascar

Bujumbura, Burundi (PANA) - Le président de l’Assemblée nationale du Burundi, Pascal Nyabenda, a quitté Bujumbura, mercredi, à destination d’Antananarivo pour prendre part à la 42ème session parlementaire des pays membres de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) autour du thème général de la «Croissance partagée et du développement responsable », du 8 au 12 juillet 2016, dans la capitale malgache, rapporte la radio publique.

Le rendez-vous est particulier pour le Burundi qui a été suspendu de la Francophonie à cause d'une grave crise politique et des droits humains née, en avril 2015, d’un conflit électoral mal résolu entre le pouvoir et l’opposition.

Le Conseil permanent de la Francophonie avait d’abord placé le Burundi sous observation, dans la foulée de la réélection controversée du président burundais, Pierre Nkurunziza, en juillet 2015, pour un troisième quinquennat à la tête du pays.

Par la suite, l’OIF avait augmenté d’un cran sa pression, en décidant de suspendre carrément la coopération directe avec les autorités burundaises, dans l’espoir de les amener à rétablir la sécurité et un dialogue politique inclusif de tous les protagonistes de la crise.

Les autorités burundaises souffraient déjà de sanctions financières de l’Union européenne (UE) et principal partenaire du pays pour un montant de plus de 430 millions d’euros sur la période allant de 2014 à 2020, "faute de progrès significatifs" dans la recherche d’une solution de sortie de crise.

Des tractations continuent pour la tenue d’un second round des pourparlers inter-burundais de paix en plus d’un an de crise et devrait avoir lieu, la semaine prochaine à Arusha, sous la nouvelle facilitation de l’ancien président tanzanien, Benjamin William M’Kpapa, muni d’un mandat de la Communauté de l’Afrique de l’Est/East african community (Cae/Eac).

Le rendez-vous est présenté par des analystes à Bujumbura comme un « test de bonne volonté » de la part des acteurs de la crise en direction de la Communauté internationale qui n’attend qu’un signal fort pour desserrer l’étau financier et diplomatique autour du Burundi.
-0- PANA FB/BEH/IBA 06juil2016

06 Julho 2016 13:06:21




xhtml CSS