Le président Wade promet une rencontre Gbagbo-Compaoré à Accra

Le président Wade promet une rencontre Gbagbo-Compaoré à Accra

Paris- France (PANA) -- Une rencontre en tête-à-tête entre le chef de l'Etat ivoirien Laurent Gbagbo et son homologue burkinabé Blaise Compaoré pourrait se tenir à Accra, au Ghana, en marge du sommet de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), a affirmé le président sénégalais Abdoulaye Wade, cité samedi par le quotidien français Le Parisien.
"Je vais m'y atteler car l'un et l'autre ne l'excluent", a indiqué le président sénégalais, président en exercice de la CEDEAO, ajoutant qu'une force militaire sous-régionale prendra le relais des forces françaises en Côte d'Ivoire.
Selon M.
Wade, plusieurs pays ouest-africains, dont le sien, ont accepté d'apporter une contribution de 150 à 700 hommes pour former un contingent de 3.
000 à 4.
000 soldats qui arrivera en Côte d'Ivoire dès le début de la semaine prochaine.
Outre le Sénégal, le Bénin, le Ghana, le Niger et le Nigeria ont accepté d'envoyer des troupes sur le sol ivoirien, a indiqué le président Wade avant d'ajouter que la mission de la force ouest-africaine sera d'empêcher les affrontements entre les troupes loyalistes et les soldats mutins.
"Nous autres Africains, nous allons à Accra pour aider le président Gbagbo et inviter tous les Ivoiriens à respecter les institutions constitutionnelles", s'est engagé le chef de l'Etat sénégalais qui estime que "la classe politique ivoirienne est collectivement responsable des événements" qui se déroulent dans le pays.
Dans les rangs de la diaspora africaine en France, le sommet d'Accra est perçu comme le premier test de maturité des Etats africains qui, selon les participants à un débat public organisé samedi à Paris sur la crise ivoirienne, ont l'occasion de prouver que l'Union africaine (UA) est bien engagée.
"A Durban, nos chefs d'Etats ont lancé l'UA en nous promettant de rompre avec l'ordre ancien et de gérer désormais par eux-mêmes toute situation qui viendrait à naître sur le continent.
Nous attendons que la CEDEAO apporte dimanche la preuve qu'il ne s'agit pas d'une promesse sans lendemain", a déclaré à la PANA Djibril Gningué de l'Association internationale Cheikh Anta Diop (AICAD).
La Fédération des travailleurs africains (FETAF) a, pour sa part, engagé une vaste consultation parmi les 35 structures qui lui sont affiliées pour jeter les bases d'une déclaration commune sur la crise ivoirienne annoncée pour le début de la semaine prochaine par son secrétaire général, Sidi Guèye.
A Paris, les événements partis de la mutinerie ne sont plus perçus par les Africains comme une simple équation ivoiro- ivoirienne, mais comme un réel "défi de maturité" pour l'ensemble de l'Afrique.

28 septembre 2002 18:57:00




xhtml CSS