Le président Mahama du Ghana lance un appel pour plus d'aide pour arrêter la pandémie Ebola

Accra, Ghana (PANA) - Le président du Ghana, John Mahama, a ouvert jeudi un sommet extraordinaire de deux jours de la Cedeao pour discuter de l'épidémie d'Ebola par un appel à davantage d'aide pour arrêter sa propagation dévastatrice.

Il a noté la réponse lente de la communauté internationale. De nombreux pays et organisations étaient venues présenter des offres d'aide, allant de l'équipement à la nourriture, en passant par le personnel médical et l'aide financière.

«Je tiens à exprimer ma sincère gratitude à ces pays et organisations pour leur soutien et les interventions dont on a tant besoin», a-t-il déclaré.

Il a ajouté, cependant, qu'il y avait encore tellement de choses qui doivent être faites et reçues, afin d'aider les pays touchés - la Guinée, le Liberia et la Sierra Leone - à poursuivre leur lutte pour arrêter la propagation du virus Ebola.

Il a déclaré que le but de la réunion d'Accra était de veiller à ce que le meilleur usage possible de cette aide soit fait en évaluant ce qui était nécessaire, ce qui correspond avec ce qui avait été proposé et identifier les lacunes qui restent pour que, elles aussi, puissent être corrigées et le monde peut efficacement mettre un terme à cette terrible épidémie.

L'Organisation mondiale de la santé (Oms) a réduit le nombre de décès de 4.922 à 4.818, déclarant que certains décès n'étaient pas liés à la maladie mortelle.

L'Union monétaire ouest-africaine, par le président du Bénin, Yayi Boni, a présenté un chèque de 1,5 million de dollars américains pour les trois pays à la réunion.

Le président Mahama a déclaré: «les contributions que ceux d'entre nous qui sommes réunis ici aujourd'hui font, aussi mineures qu'elles puissent paraître, mettront en branle une chaîne d'événements qui aboutiront en fin de compte à de plus grands changements d'échelle dans la transformation du Liberia, de la Guinée, de la Sierra Leone et de toute la sous-région ouest-africaine.

Le président Mahama a averti que la dévastation de l'épidémie d'Ebola n'a pas eu à signaler une fin pour ces pays.  "Avec l'attention et l'aide du monde, elle pourra aussi symboliser la naissance de quelque chose de dynamique et de magnifique".

"Les cultures de cette saison n'ont pas été récoltées et celles pour les saisons à venir n'ont pas été plantées, ce qui signifie que la souffrance causée par le virus Ebola va durer longtemps après la fin de l'épidémie. Et parce que les économies de tous les pays de la sous-région sont connectées, que la souffrance va résonner dans toute l'Afrique de l'Ouest, y compris les pays sans aucun cas enregistré d'Ebola", a dit le chef de l'Etat ghanéen.

Le président Mahama a déclaré que ce qui était le plus malheureux au sujet de l'apparition de l'épidémie d'Ebola dans les trois pays était que lesdits pays récupéraient des effets des conflits, où les infrastructures faisaient déjà grandement défaut.

"Dans cet esprit, la discussion de l'aide doit inclure un plan pour la viabilité future de ces pays. Nous ne pouvons pas et ne devons pas les laisser du fait que la maladie les a éprouvés. Ce qui rendrait tous nos efforts et toute notre aide pratiquement sans signification du fait qu'ils laisseront ces pays, une fois de plus, vulnérables et sans défense contre la menace de toute crise de santé dans le futur », a-t-il déclaré.

La réunion devrait se terminer avec un communiqué sur la crise d'Ébola et ensuite discuter vendredi de la crise politique au Burkina Faso.

Le président Mahama est allé mercredi au Burkina Faso avec les présidents nigérian, Goodluck Jonathan et sénégalais, Maky Sall, pour des entretiens avec les différentes parties prenantes.

Après les entretiens, les parties prenantes ont convenu d'une transition politique d'un an qui devrait se terminer par des élections en novembre 2015. Le président Mahama a déclaré que l'équipe de l'ONU-UA-Cedeao reviendra au Burkina Faso après la réunion d'Accra pour forger un accord.

L'armée a pris le pouvoir après une protestation massive des civils il y a une semaine qui a forcé le président Blaise Compaoré à démissionner et à fuir vers la Côte d'Ivoire.
-0- PANA MA/VAO/MTA/BEH/IBA   06novembre2014

06 novembre 2014 16:45:24




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