Ouagadougou- Burkina Faso (PANA) -- Le chef de l’Etat burkinabé, Blaise Compaoré, s’est déclaré, lundi à Ouagadougou, "peu satisfait" de la situation du transport aérien en Afrique, relevant toutefois "des raisons d’espérer en l’avenir", à l’ouverture de la 40ème Assemblée générale de l’Association africaine des compagnies aérienne (AFRAA).
S’exprimant devant quelque 300 délégués venus des cinq continents, le président Compaoré a déploré la faible fréquence des vols entre les capitales africaines et le coût trop élevé des tarifs des billets d’avions sur les lignes intra africaines, ce qui constitue, pour lui, "des entraves sérieuses au développement des affaires, du commerce et du tourisme entre nos peuples".
Pour le chef de l’Etat burkinabé, il devient urgent pour les compagnies africaines d’oeuvrer au renforcement des flottes existantes et à la création de nouvelles compagnies, à la mise en oeuvre de la décision de Yamoussoukro (Côte d’Ivoire), pour la libéralisation des marchés du transport aérien en Afrique.
Il a fait part de la volonté de son pays à relever les défis auxquels le transport aérien national est confronté, en engageant des réformes susceptibles d’assurer l’efficacité de ce secteur vital à l’économie du pays.
Le président Blaise Compaoré en veut pour preuve la privatisation en 2000 d'Air Burkina et le projet de construction d’un nouvel aéroport international à Ouagadougou.
Appelant les participants à ces assises à un diagnostic complet des faiblesses du transport aérien africain, le chef de l’Etat burkinabé a indiqué que les recommandations pertinentes qui sortiront de leurs travaux feront l’objet d’une attention particulière de la part des décideurs politiques africains ainsi que des bailleurs de fonds.
Il les a invités à saisir cette opportunité pour réfléchir sur la mise en oeuvre d’une dynamique de coopération entre les compagnies aériennes africaines dans un "esprit de saine compétition", mais aussi sur la problématique du financement des transports aériens en Afrique.