Le président Compaoré appelle l’Afrique à faire de l’Education le pilier de son développement

Addis-Abeba, Ethiopie (PANA) – Le président burkinabé, Blaise Compaoré, a estimé lundi à Addis-Abeba, en Ethiopie, que la construction d’une Afrique forte et développée pour les cinquante prochaines années dépendait de la place qui sera accordée au système éducatif.

"En venant ici à Addis-Abeba participer au sommet de l’Union africaine, le Burkina Faso souhaite participer au choix du chemin à emprunter pour les 50 prochaines années; à ce qu’il faut faire et ne pas faire", a-t-il affirmé lors d’une conférence de presse donnée peu après avoir présenté à ses pairs les conclusions de la Triennale 2012 de l’Association pour le développement de l’Education en Afrique (ADEA).

"Nous pensons aujourd’hui que la question de l’école, de l’Education en général est au cœur du dispositif à mettre en place pour une Afrique plus forte, plus unie et plus prospère. Notre école devrait pour cela accorder une place prépondérante aux Sciences et aux Technologies; nous devons également disposer d’une école plus ouverte sur la société", a soutenu le chef de l’Etat burkinabé.

Il a exhorté également les pays africains à mutualiser leurs moyens et à partager leurs expériences afin d’assurer une éducation et une formation professionnelle adaptée aux défis que l’Afrique doit relever.

Au terme de cinq jours de travaux intenses, les participants à la Triennale se sont largement prononcés en février 2012 à Ouagadougou  pour un changement de paradigme de l’éducation en Afrique, associant étroitement éducation et formation professionnelle et technique.

Le nouveau paradigme reconnaît un rôle moteur aux sciences, à la formation professionnelle, aux Technologies de l’information et de la communication et à l’apprentissage tout au long de la vie. Il privilégie une approche holistique de l’éducation et de la formation, orientée vers le développement durable.

Les participants à la Triennale ont également décidé de mettre en place une approche multilatérale de l’éducation et de la formation en Afrique qui prend en compte des acteurs comme le secteur privé et les jeunes.

Le nouveau paradigme défini à Ouagadougou envisage le développement d’un partenariat fort entre l’école et l’entreprise, afin de garantir aux jeunes Africains une formation adaptée aux besoins des économies nationales et qui les prépare à la vie socio-économique.

Les débats de la Triennale ont en outre abouti à la nécessité pour l’éducation en Afrique de s’appuyer sur la science, les Technologies de l’information et de la communication.

Le nouveau paradigme accorde une place importante à la diaspora qui a été  fortement représentée à la Triennale et qui pourrait apporter une valeur ajoutée à l’éducation et à la formation en Afrique.

Au-delà des transferts de fonds vers les pays d’origine, la diaspora a été fortement exhortée par la Triennale à s’impliquer dans le développement des sciences, des technologies et de l’innovation en Afrique par le biais du transfert des compétences.

Les chefs d’Etat présents au 20ème sommet de l'Union africaine ont en outre discuté de la crise au Nord-Mali et des autres situations de conflit sur le continent, de la République démocratique du Congo (RDC), de la Somalie, de Madagascar et de la Guinée-Bissau.

Un sommet spécial des donateurs de la Mission internationale de soutien pour le Mali  (MISMA) est par ailleurs prévu mardi dans la capitale éthiopienne, en présence du ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius, du Secrétaire général des Nations unies et de plusieurs autres éminentes personnalités.

-0- PANA SEI/TBM/IBA 28janvier2013

28 janvier 2013 16:16:21




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