Le président Blaise Compaoré montre la voie pour résoudre la crise au Mali

Addis-Abeba, Ethiopie (PANA) - Le dialogue politique entre tous les éléments impliqués dans la crise actuelle au Mali est essentiel pour  parvenir à une paix durable dans ce pays d’Afrique de l’Ouest, a déclaré lundi le président Blaise Compaoré du Burkina Faso.

"Aujourd'hui, nous voyons que le dialogue est important pour les Maliens, car une crise de cette nature est politique et ses causes sont liées à la mauvaise gouvernance et à la répartition des ressources dans le Nord du pays", a déclaré Blaise Compaoré, qui coordonne les efforts régionaux de médiation pour résoudre la crise.

"Nous devons aider les Maliens à aller très rapidement vers des élections afin qu'ils puissent avoir un gouvernement qui fonctionne et trouver une solution durable à la crise actuelle", a affirmé Compaoré aux journalistes, en marge du 20ème Sommet de l'Union africaine (UA), qui a pris fin ce lundi dans la capitale éthiopienne.

Il a affirmé qu’après les élections, il n'y aura pas de place pour l'intervention extra-constitutionnelle qui peut causer des dysfonctionnements de l'autorité comme ce fut le cas lorsque des putschistes se sont attaqués à la présidence.

"En Afrique, nous avons des défis liés à la Bonne gouvernance et dans certains pays les libertés publiques ne sont pas garanties. De telles situations conduisent à la révolte par des groupes armés. Dans le Nord-Mali, on peut parler de l'absence d'écoles et d'autres services sociaux. Le dialogue politique sur ces questions viendra après  la libération en cours des zones occupées par les rebelles", a estimé Blaise Compaoré.

Sur la question des troupes déployées au Mali pour mater la rébellion, il a expliqué que le gouvernement malien avait demandé une aide militaire de la France, car il n'a pas pu à lui seul contrer l'offensive lancée par les rebelles.

Il a souligné  que les troupes africaines dans ce pays étaient sous le commandement de la CEDEAO.

M. Compaoré a ajouté que le Burkina Faso allait déployer 600 soldats au Mali et que le Togo, le Niger et le Tchad ont annoncé qu'ils mettront davantage de troupes qui permettront au contingent de la CEDEAO d’atteindre 3.300 soldats.

Selon le médiateur, la force de maintien de la paix étrangère au Mali sera composée de 5.000 à  6.000 soldats, dont notamment 3.000 soldats français.

Il a rappelé que le 4 décembre 2012, les groupes rebelles maliens avaient signé un accord à Ouagadougou dans lequel ils se sont engagés à rejeter le terrorisme et l'extrémisme religieux dans le but d'entamer des négociations de paix.

"Les causes profondes de la crise sont la mauvaise gouvernance et la répartition des ressources dans le Nord du Mali", a ajouté Blaise Compaoré.

-0- PANA AR/SEG/AKA/JSG/SOC  28jan2013

28 janvier 2013 18:15:12




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