Le pays COMESA prêts à supprimer les barrières non tarifaires

Lusaka- Zambie (PANA) -- Les Etats membres du Marché Commun pour l'Afrique Orientale et Australe (COMESA) étudient les modalités de la suppression des barrières non tarifaires qui sont devenues de plus en plus importantes à la suite du lancement de la Zone de Libre Echange (FTA) en octobre dernier.
Lors de la dernière journée de leur réunion de deux jours qui s'est ouverte lundi, les décideurs en matière de commerce et les milieux d'affaires de la région, ont examiné les voies de parvenir à une libéralisation plus poussée du commerce régional pour préserver la dynamique de la FTA.
Le secrétaire général du COMESA, Erastus Mwencha, a déclaré lors de la réunion que le défi à relever est de faire de la zone COMESA, une région sans barrières douanières où les produits et les services pourraient circuler librement.
M.
Mwencha a indiqué que les pays du COMESA devaient supprimer les barrières non tarifaires et les pratiques commerciales et douanières embarrassantes, les systèmes de paiement transfrontaliers rebutants, les mesures phytosanitaires restrictives, les exigences strictes de dénomination et les nombreuses autres mesures non tarifaires qui font selon lui, obstacle à l'industrie et au commerce.
Il a indiqué qu'en conséquence de ces barrières non tarifaires, les coûts des produits de la région du COMESA augmentent et deviennent plus concurrentiels sur les marchés internationaux.
La réunion sur les barrières non tarifaires et les obstacles au commerce au sein du COMESA a été organisée pour examiner le rapport des consultants qui ont mis en lumière l'ampleur des barrières non tarifaires dans la région et fait des recommandations pour leur élimination.
Le secrétaire général du ministère zambien du Commerce et de l'Industrie, Moses Banda, a indiqué que malgré le fait que les barrières commerciales conventionnelles comme l'autorisation d'importation et d'exportation, les restrictions quantitatives, les allocations en devises et des frais de transit élevés sont en train d'être supprimés dans l'espace COMESA, des obstacles continuent à se dresser face à la croissance du commerce entre Etats membres.
En 1999, le commerce entre pays membres s'élevait à 4,2 milliards de dollars, soit seulement 6 pour cent du total des échanges du COMESA avec le reste du monde, a noté M.
Banda.
Selon lui, la suppression des obstacles au commerce va aussi fournir une occasion de se débarrasser des contraintes qui empêchaient les Etats membres de faire du commerce avec le reste du monde et faciliter leur intégration dans l'économie mondiale.
"Après le lancement de la Zone de libre échange et l'élimination supplémentaire des barrières non tarifaires, le COMESA envoie un autre message fort aux investisseurs locaux, régionaux et internationaux du fait que nous créons un environnement plus favorable à la production économique et à un commerce libéral", a-t-il déclaré.
M.
Banda a insisté sur la nécessité d'un effort concerté de toutes les parties concernées : les gouvernements, les chambres de commerce et d'industrie, les ONG et les syndicats d'agriculteurs pour superviser la situation afin d'éviter un renversement de la tendance après la suppression des barrières non tarifaires et des obstacles au commerce.
Seuls Djibouti, l'Egypte, le Kenya, Madagascar, Maurice, le Soudan, la Zambie et le Zimbabwe, sur les 21 Etats membres du COMESA entretiennent des relations commerciales dans le cadre de la Zone du libre échange.
Après le lancement de la FTA, le COMESA cible maintenant la réalisation de l'union douanière en 2004 avec un tarif douanier commun et un législation et des procédures douanières harmonisées.

24 avril 2001 23:08:00




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