Le patron de la BADEA satisfait de ses projets en Afrique

Accra- Ghana (PANA) -- Le directeur général de la Banque arabe pour le développement économique de l'Afrique (BADEA), Abdel Aziz Khelef, s'est déclaré, lundi à Accra, au Ghana, "globalement satisfait" de la gestion des projets que son institution finance en Afrique.
La BADEA, qui couvre tous les pays d'Afrique subsaharienne, a été créée en 1973 pour stimuler la coopération arabo-africaine.
"Nous avons financé 3,4 milliards de dollars Us en Afrique au titre de projets d'assistance technique", a souligné, dans un entretien accordé à la PANA, en marge du 9ème sommet de l'Union africaine dans la capitale ghanéenne, M.
Khelef, ajoutant qu'il s'agit "d'une contribution aux efforts faits par les Africains eux-mêmes pour leur développement".
Il s'est également dit "très satisfait des conditions de prêts de la BADEA.
Une des choses dont nous sommes fiers, c'est le taux concessionnel que nous appliquons aux prêts consentis aux pays africains", a-t-il souligné, expliquant que les prêts sont accordés à un taux d'intérêt de 1%, avec une durée de 30 ans, dont dix ans de différé pour les Pays les moins avancés (PMA).
Le taux d'intérêt est même réduit à la baisse à 0,75%, lorsque les remboursements sont effectués à temps", a-t-il ajouté.
S'agissant de la gestion des projets financés par la BADEA, son directeur général se montre très satisfait.
"Il y a une très bonne coopération entre la BADEA et les bénéficiaires des financements et les ministères du Développement et des Finances qui sont très soucieux de la bonne gestion par les bénéficiaires des fonds qui sont mis à disposition, car si le portefeuille n'avance pas suffisamment, ils se privent de financements additionnels", a-t-il poursuivi.
M.
Khelef compare un projet à un arbre: "s'il pousse mal au départ, il devient difficile de le faire croître", pour expliquer que "certains projets mal conçus au départ connaissent des difficultés dans leur exécution", ajoutant toutefois qu'il s'agit "vraiment d'une exception".
La BADEA inscrit son intervention dans le cadre d'une stratégie de développement des pays africains qui bénéficient de ses financements.
"Nous ne posons pas de conditionnalités pour le choix des projets, mais nous tenons simplement à ce que les projets soient bien étudiés et qu'ils aient un impact pour les populations".
La BADEA est une institution dans laquelle les propriétaires –dix-huit pays arabes- ne bénéficient pas de financement.
"Elle a été créée par des pays arabes pour financer des pays africains non-arabes", a fait observer son directeur général.
En Afrique, la BADEA a financé beaucoup de projets d'infrastructures, notamment de routes.
"Nous voulons deux choses à travers nos financements: lier les pays africains les uns aux autres et lutter contre la pauvreté dans les campagnes, à travers des projets éducatifs, dans le domaine du développement durable et de l'agriculture, qui sont intégrateurs".
La BADEA, qui a commencé ses opérations en 1975, s'est assignée une triple mission à savoir: financer des projets qui aident au développement de l'Afrique, assurer que l'expertise arabe puisse participer au développement des pays africains et encourager l'investissement privé arabe en Afrique.

02 juillet 2007 13:55:00




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