Le nouveau secrétaire général de la Ligue des Etats arabes prend fonction

Le Caire, Egypte (PANA) - Le nouveau Secrétaire général de la Ligue des Etats arabes, l'Egyptien Ahmed Aboul Gheit, a pris officiellement ses fonctions vendredi, en remplacement de Nabil El Arabi dont le mandat a pris fin.

Elu le 10 mars dernier à la tête de l'organisation pan-arabe, M. Aboul Gheit est le huitième secrétaire général de la Ligue des Etats arabes depuis sa création en 1945.

Diplomate de carrière, Aboul Gheit a été ministre égyptien des Affaires étrangères de 2004 à 2011 avant d'être limogé quelques semaines après le déclenchement du printemps arabe à la base de la chute du régime de Hosni Mubarak.

Il a occupé plusieurs autres fonctions diplomatiques dont le délégué de l'Egypte aux Nations unies.

La Ligue des Etats arabes est l'organisation internationale pan-arabe la plus ancienne, même si sa création a suscité beaucoup d'interrogations d'historiens qui considèrent que sa naissance est due à une inspiration des Anglais afin qu'elle soit une ligue des dirigeants alliés à l'Occident et non une organisation des peuples arabes.

Plusieurs historiens estiment que le rendement de la ligue durant ses 71 ans d'existence est dérisoire car elle a échoué dans tous ses programmes, notamment dans l'exécution de l'accord du marché arabe commun adopté en 1964 et dans l'intégration économique arabe.

Les observateurs déplorent aussi l'échec de l'organisation dans l'instauration de la libre circulation des personnes et des biens et dans celle d'une défense commune et ce, malgré la signature de l'accord de défense arabe commun resté théorique.

Pourtant, soulignent les mêmes observateurs, entre 1945 et 1981, pas moins de 4000 résolutions ont été prises par les dirigeants arabes dont 80% par consensus, mais la grande majorité n'a pas été exécutée à cause du manque de volonté politique.

Pour les observateurs, la Ligue des Etats arabes est devenue un club des dirigeants arabes et une structure avec une lourde bureaucratie où sévit une grande corruption financière.

Plus grave, elle est au service d'intérêts non arabes et cela a été prouvé par l'appel qu'elle avait lancé, invitant les Etats-unis à envahir l'Irak au début des années 90 et la légalisation de l'intervention de l'Otan pour détruire la Libye en 2011.

Il en est de même pour ce qui concerne la Syrie où la Ligue est partie prenante du complot, notent les observateurs.
-0- PANA AD/IN/BEH SOC 01juil2016

01 juillet 2016 20:26:39




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