Le non respect des décisions des sommets de l'UA au menu des travaux des ministres africains

Malabo, Guinée équatoriale (PANA) - Le 17ème sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine aura à résoudre l’épineux problème relatif  à l’absence de mise en œuvre des décisions prises par les sommets de l’institution panafricaine, ainsi que « la nécessité d’adhésion et de respect des décisions des sommets dans leur intégralité par tous les Etats membres de l’Union ».

En effet, l’absence de mise en œuvre des décisions de l’UA, aussi bien que le manque d’application de ces décisions par les Etats membres eux-mêmes, demeurent de sérieuses tares qui gangrènent l’institution.

Lors des travaux des ministres des Affaires étrangères, en prélude au précédent sommet tenu en janvier dernier à Addis-Abeba (Ethiopie), des délégations parmi lesquelles celle de Maurice, avaient soulevé le problème de la pléthore des décisions qui s’accumulent de sommet en sommet, sans qu’elles n’aient le temps d’être mises en œuvre.

A Malabo, les ministres des Affaires étrangères des Etats membres sont appelés, à la demande de la République de Namibie, à examiner la question et faire des recommandations à l’approbation des chefs d’Etat et de gouvernement qui se réuniront à leur tour à partir de jeudi prochain.

Le non respect et application, par les Etats membres, des décisions qu’ils ont prises eux-mêmes fragilisent l’institution panafricaine et noyaute ses objectifs d’intégration, dès lors que ces manquements se ressentent avec acuité dans le processus de ratification et de respect des traités de l’Union africaine et de la défunte Organisation de l’unité africaine (OUA).

C’est ainsi qu’à ce jour, 35% des traités et protocoles signés par les Etats membres ne sont pas encore entrés en vigueur, selon le tableau publié sur le site de l’Union africaine.

Parmi ces traités en souffrance, figure notamment la Charte sur la démocratie, les élections et la gouvernance, un instrument juridique extrêmement important pour l’instauration de la paix sur le continent, d’autant plus que les élections truquées, le tripatouillage des dispositions constitutionnelles, ainsi que la compréhension orientée du concept de la démocratie, font le lit des crises politiques qui débouchent généralement sur les conflits ouverts, motifs des nombreux réfugiés et personnes déplacées au sein du continent.
-0- PANA SSB/IBA 26juin2011

26 juin 2011 09:48:10




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