Le journal "L'Autre Afrique" à nouveau dans les kiosques

Bordeaux- France (PANA) -- "A nous le siècle ! Le temps pour l'Afrique d'être enfin maître de son destin".
C'est ce titre qui barre la Une de "L'Autre Afrique", le journal panafricain basé à Paris, qui a arrêté sa parution il y a près de deux ans et qui vient de faire à nouveau son apparition dans les kiosques.
Magazine de 100 pages abondamment illustrés, il repart presque à zéro (c'est le numéro 01 de juillet 2001 qui est dans les kiosques) comme mensuel, mais se propose de devenir hebdomadaire dès le 11 septembre prochain, avec des "rubriques plus conçues pour répondre aux attentes des lecteurs", fait savoir la rédaction du périodique, qui recherche des correspondants dans tous les pays du continent pour relever ce défi.
La forme actuelle privilégie les articles de fond.
Le journal, qui coûte 20 FF (2000 FCFA, 1 FF = 100 FCFA), consacre par exemple un dossier sur le thème "L'Afrique aujourd'hui", en grande partie rédigé par des spécialistes ou des grandes plumes comme Jean-Pierre Ndiaye.
Les auteurs font le tour de l'actualité politique dans certains pays et analysent "le panafricanisme au regard de l'histoire".
Sur deux pages, Cheik Modibo Diarra, président du conseil de surveillance du journal, exprime ses regrets face aux multiples rendez-vous manques par "L'Autre Afrique" ces dernières années.
Il cite, entre autres, le sommet de Syrte au cours duquel l'idée de l'Union africaine a été relancée par le colonel Kadhafi, "les bouleversements politiques" en Côte d'Ivoire et les élections américaines.
Il invite cependant les lecteurs à croire et à soutenir "l'Autre Afrique (qu'il souhaite) voir durer".
M.
Diarra promet de tout mettre en ouvre pour leur donner satisfaction.
"Je demeure plus que jamais convaincu de la pertinence d'un outil tel que 'L'Autre Afrique' pour offrir au plus grand nombre d'Africains une information recherchée dans la rigueur, traitant de tous les aspects de la vie de notre continent et reflétant, sur le long terme, la riche diversité des opinions et les aspirations de nos peuples", souligne-t-il.
Le président du conseil de surveillance de "L'Autre Afrique" précise que "le journal se veut un espace de liberté ouvert à toutes les sensibilités (.
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), un forum de discussion pour renforcer nos capacités de réflexion, de conception et de prospective".
"Il s'agit de faire un peu plus de place à ceux qui font l'effort d'être utiles à l'Afrique et nous apportent de réels motifs de fierté", ajoute, dans son éditorial, le directeur de la rédaction, Jean-Baptiste Placca, qui a fait une bonne partie de sa carrière à "Jeune Afrique Economie" de Blaise-Pascal Talla.
"Nous voulons, modestement, être au service de notre continent, et cela impliquera peut-être, parfois, souvent, de déplaire.
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", souligne-t-il.
Et de conclure : "Nous ne serons ni des griots serviles, ni des détracteurs stériles".
"L'Autre Afrique", dont la rédaction compte actuellement six journalistes (en dehors des collaborateurs), est une société anonyme au capital de 1.
500.
000 d'euros.

17 juillet 2001 20:00:00




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