Le jeudi noir d'Abidjan dans la presse ivoirienne

Abidjan, Côte d’Ivoire (PANA) - La presse ivoirienne rend compte ce vendredi des affrontements sanglants qui ont opposé jeudi à Abidjan les partisans d'Alassane Ouattara, président proclamé par la Commission électorale indépendante (CEI), aux Forces de défense et de sécurité loyales à Laurent Gbagbo, reconnu vainqueur de l'élection présidentielle par le Conseil constitutionnel.

"Violences post-électorales : des morts, des morts et encore des morts", titre à la Une le quotidien indépendant, "L’Inter" qui constate que malgré tout les partisans de Ouattara qui devaient s'emparer de la Radiotélévision nationale RTI n'ont pas atteint leur objectif.

Ce journal, qui publie à la Une des photos macabres, se fait par ailleurs l'écho de la situation à l'intérieur du pays où, souligne-t-il, "les lignes de front se sont à nouveau embrassées".

S'il n'a pas atteint son objectif, le camp de Ouattara n'en démord pas, constate "L'Inter", ce que confirme le Premier ministre Guillaume Soro dans "Soir Infos" en affirmant qu'"il n'est nullement question de reculer".

"Des morts et des blessés en cascade, mais Brou Amessan n'a pas été délogée", écrit pour sa part le quotidien "L'Intelligent d'Abidjan".

"Notre Voie", quotidien proche de Gbagbo, dénonce "une marche insurrectionnelle du RDR" et accuse Ouattara d'avoir endeuillé la Côte d'Ivoire.

Par contre, pour le journal "Le Mandat", l’auteur de cette terreur de jeudi à Abidjan n’est autre que Laurent Gbagbo qu’il accuse d’avoir "payé des mercenaires pour tuer".
-0- PANA GB/JSG/IBA 17déc2010

17 décembre 2010 10:10:11




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