Le gouvernement veut faire de l’année 2017, l’année des réformes dans le secteur de l’Education

Niamey, Niger (PANA) – Le Premier ministre nigérien, Brigi Rafini, a indiqué, jeudi, que malgré les nombreux obstacles et défis liés à un contexte difficile sur le plan sécuritaire et à une conjecture économique régionale, son gouvernement maintient l'Education comme un secteur prioritaire et veut faire de l'année 2017 l'année des réformes dans le secteur de l'Education et de la formation.

« Pour mieux réussir les réformes à la mesure de nos ambitions, nous avons engagé des discussions avec nos partenaires techniques et financiers pour mettre en œuvre un fonds commun sectoriel que nous souhaitons comme un outil pérenne, flexible, qui va nous aider à obtenir des ressources en complémentarité de celles du budget national », a précisé M. Rafini ouvrant les travaux de la 2ème Revue conjointe gouvernement-partenaires techniques et financiers-Société civile au titre de l'année 2016 du Programme sectoriel de l'éducation et de la formation (Psef 2016-2024).

Cette Revue conjointe est un cadre approprié d'échanges et de dialogue entre tous les partenaires du secteur de l'éducation et de la formation, que sont les pouvoirs publics, les éducateurs, les parents d'élèves, la Société civile et les partenaires techniques et financiers.

Pendant trois jours, les participants à cette deuxième Revue conjointe vont examiner l'état de mise en œuvre des recommandations de la Revue 2015 ; le rapport d'exécution du Plan d'actions annuel (Paa) 2016 du Psef et discuter de la programmation du secteur au titre de l'année 2017.

Dans son intervention à cette occasion, le chef de file des partenaires techniques et financiers, M. Philippe Renault, a souligné que de 2014 à aujourd'hui, des progrès ont été réalisés même si beaucoup reste à faire encore. Il a salué la mise en place d'une approche coordonnée autour de ce programme sectoriel et la construction du leadership des autorités dans la mise en œuvre du Psef.

''Nous encourageons le gouvernement à poursuivre ces efforts en vue de l'appropriation du Psef par l'ensemble des parties prenantes, de sa mise en œuvre au niveau central, déconcentré et décentralisé et d'opérationnaliser les reformes en cours et à venir ».

Comme dans beaucoup de pays pauvres, on remarque également que l’éducation primaire n’est pas un acquis au Niger. Le pays présente l’une des plus mauvaises performances dans le domaine de l’Education.

Selon les chiffres de l’Institut national de statistiques (Ins), le Taux net de scolarisation (Tns) est passé de 18% à 70% de 1992 à 2012, soit une augmentation de 2,6 points de pourcentage par an. Si cette tendance se maintient, on aura en 2017 un taux net de scolarisation d’environ 80%.

Le rapport des Tns filles et garçons montre que les filles présentent un taux net de scolarisation nettement inférieur à celui des garçons. Autrement dit, les garçons ont beaucoup plus de chance que les filles d’être scolarisés au Niger.

Sur le plan régional, on observe des disparités. Sur les deux années prises en compte, la région d’Agadez ainsi que la commune urbaine de Niamey présentent les plus grands Tns. A l’opposé, la région de Diffa est celle qui présente les plus faibles Tns.

Tout comme le taux net de scolarisation, le taux d’achèvement du cycle primaire est plus élevé chez les garçons que chez les filles, même si la différence entre les deux sexes tend à baisser au fil des années. En effet en 2000, il y a 37% plus de chance pour les garçons d’achever leur cycle primaire que les filles contre 25% en 2012. On observe également des disparités selon les régions.

On constate que toutes les régions ont évolué positivement entre les deux années et c’est la région de Maradi qui enregistre la meilleure amélioration (+31 points) alors que celle de Tillabéry enregistre la plus faible augmentation (+8 points). En outre, en 2012 on remarque que c’est dans les régions de Niamey (88%), Dosso (75%) et Maradi (74%) que le taux d’achèvement du cycle primaire est le plus élevé.

A l’opposé, c’est la région de Diffa (36%) qui enregistre le taux d’achèvement le plus faible. Le fait que les enfants ne finissent pas le cycle primaire au Niger, explique le faible taux d’alphabétisation au Niger. Pour cet objectif, on considère comme indicateur, le taux d’alphabétisation d’hommes et de femmes de 15-24 ans.
-0- PANA SA/BEH/IBA 19jan2017

19 janvier 2017 16:57:51




xhtml CSS