Bamako, Mali (PANA) - Le gouvernement malien s'est vivement "indigné" de l’agression contre les journalistes maliens Saouti Haïdara, directeur de publication du quotidien privé "L'Indépendant" et Abdrahamane Keïta, directeur de publication du bi-hebdomadaire "L’Aurore".
Dans un communiqué transmis lundi à la PANA, le gouvernement malien condamne énergiquement "ces actes inacceptables dans une démocratie" et indique avoir ordonné une enquête pour identifier les coupables et les châtier, conformément aux lois en vigueur.
Le gouvernement malien réaffirme également son attachement à la liberté d’expression et s’engage à tout mettre en œuvre pour qu’elle s’exerce pleinement dans le respect des règles de la loi sur la presse.
Dans la nuit du 12 juillet, le directeur de publication de "L’Indépendant", Saouti Haïdara, 62 ans, a été enlevé et amené à une quarantaine de kilomètre de Bamako par des hommes armés habillés en civil, qui l'ont tabassé et blessé, lui fracturant notamment la main droite.
Pour sa part, Abdrahamane Keïta a été enlevé le 2 juillet par des inconnus dans un quartier de Bamako où ses agresseurs lui avaient donné rendez-vous.
Il a ensuite été amené dans les environs de Bamako pour y être sérieusement frappé.
Ces actes ont été unanimement condamné par les partis politiques, la Société civile et des associations de défense de droits de l’Homme au Mali et à l’étranger.
Depuis le coup d’Etat militaire du 22 mars, Bamako est devenu le théâtre d’une insécurité grandissante dont le point d’orgue a été l’agression du président de la transition, Dioncounda Traoré, dans son palais.
Plusieurs autres journalistes ont été récemment interpellés par la Sécurité d’Etat et libérés.
-0– PANA GT/JSG/IBA 16juil2012