Le gouvernement malien affirme qu'il ne sera pas influencé par la suspension de la Fifa

Bamako, Mali (PANA) – Faisant le vœu qu'il ne sera pas perturbé par la suspension de la Fifa, le ministre malien des Sports, Housseïni Amion Guindo, affirme qu'il est obligé de réformer le football national malien tout en ajoutant: "Nous ne serons pas influencés par la suspension".

La Fifa a bloqué le Mali du football international vendredi après que M. Guindo a renvoyé le comité exécutif, suite à des allégations de fraude lors d'une élection de leadership l'an dernier. Il a ensuite nommé un comité provisoire et a ordonné l'élection d'un nouveau comité exécutif dans un délai d'un an.

La décision signifie que le pays d'Afrique de l'Ouest, classé 61ème par la Fifa, ne peut pas jouer les matches internationaux, y compris les éliminatoires de la Coupe du Monde, jusqu'à ce que le différend soit résolu à la satisfaction de la Fifa.

Le week-end, la suspension a touché ses clubs en coupe de la Confédération CAF 2017, Djoliba FC et Onze Créateurs, qui ont perdu leurs matches de première manche du premier tour et ont été effectivement disqualifiés.

Dans un entretien dimanche avec la presse à Bamako, le ministre Guindo a déclaré: "Nous sommes un État souverain, qui ne peut pas accepter d'être traîné par un organisme sportif aussi puissant soit-il ... Le Mali a également le droit d'appliquer les règles dans son pays".

M. Guindo a déclaré que le gouvernement respectait les conventions internationales et a fait appel de la décision, mais sa principale priorité était de trouver des gens crédibles pour diriger sa fédération.

"Nous avons compris que la Fifa ne serait pas la solution à cette crise et que, par acte de souveraineté, nous avons décidé de dissoudre l'organe directeur de la Fédération malienne de football", a-t-il expliqué.

La Fifa affirme que ses associations de football membres doivent être en mesure de gérer leurs affaires indépendamment sans ingérence du gouvernement.

La règle signifie que les gouvernements sont impuissants à intervenir dans les fédérations de football de leurs pays, même quand ils soupçonnent la mauvaise gestion ou la corruption, en dépit d'être leurs principaux bailleurs.
-0- PANA VAO/MA/MTA/BEH/IBA 20mars2017

20 mars 2017 16:01:25




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