Dar-es-Salaam, Tanzanie (PANA) - Une organisation internationale de défense des droits des femmes, Equality Now, ou Egalité Maintenant, a demandé mercredi au gouvernement américain de maintenir une politique de tolérance zéro face à la traite d’êtres humains aux fins d’exploitation sexuelle, qui constitue une violation des droits humains de millions de jeunes filles et de femmes dans le monde.
"Les Etats-Unis sont liés par leurs politiques et lois nationales à réduire la demande afin d'empêcher le trafic sexuel", estime l'organisation de défense des droits humains dans un communiqué envoyé à la PANA à Dar-es-Salaam.
L'organisation fait allusion aux récentes informations données des médias faisant état d'agents des services secrets, de militaires et d'employés du gouvernement américains qui ont acheté du sexe tarifé dans des pays comme la Colombie et le Brésil, que les Etats-Unis eux-mêmes considèrent comme des destinations du tourisme sexuel et du trafic sexuel.
"Un tel comportement met en exergue les tendances persistantes de l'exploitation sexuelle et du dénigrement des jeunes filles et des femmes par les employés et contractuels du secteur civil et des services de sécurité américains", dénonce Egalité Maintenant.
Le communiqué demande au président américain Barack Obama de prendre une mesure interdisant à tous les employés et contractuels du gouvernement fédéral d'acheter du sexe et de s'assurer que toutes les agences appliquent strictement cette politique de tolérance zéro.
Selon l'organisation de défense des droits humains, le trafic du sexe est nourri par la demande en sexe commercial.
"Toutefois, le gouvernement américain ne dispose pas d'une politique uniforme, applicable sur l'achat du sexe et le trafic sexuel qui couvre le comportement de tous les employés et contractuels du gouvernement, de l'armée et des civils", note l'organisation.
"Le patchwork actuel de lois et politiques met à mal l'engagement du gouvernement américain à combattre le trafic sexuel et perpétue les abus contre les jeunes filles et les femmes aux Etats-Unis et dans le monde", estime-t-elle.
-0- PANA AR/SEG/NFB/JSG/IBA 02mai2012