Le dossier du Darfour sur le bureau du futur président français

Paris- France (PANA) – Le président français, qui -sera élu dimanche à l’issue du second tour entre la candidate socialiste Ségolène Royal et le président de l’Union pour la majorité (UMP) Nicolas Sarkozy, aura sur son bureau la crise du Darfour, région occidentale du Soudan, confrontée à une grave crise militaro-humanitaire, a appris mercredi à Paris la PANA, de source associative.
"M.
Sarkozy et Mme Royal ont signé, à notre demande, la charte d’engagement en faveur des populations du Darfour.
Nous attendons qu’ils tiennent leur engagement", a déclaré Jean-Marc Tyberg, vice- président de "Urgence Darfour", regroupement de plusieurs ONG françaises.
Il a également affirmé que les deux finalistes du second tour de la présidentielle se sont engagés sur des points très précis dont une intervention militaire internationale sans l’accord préalable du gouvernement de Khartoum.
"L’un et l’autre ont pris le ferme engagement d’apporter le soutien de la France à la création des couloirs humanitaires sécurisés afin que les ONG puissent porter assistance aux populations civiles aujourd’hui otages des milices djandjawids", a dit M.
Tyberg, évoquant l’urgence d’une action au Darfour.
"Nous entendons dire qu’il faut menacer de boycotter les Jeux olympiques (JO) pour amener la Chine à cesser son soutien à Khartoum et à accepter une intervention humanitaire au Darfour.
Les JO sont prévues en 2008.
Cet agenda ne nous convient pas, car on ne peut pas encore attendre un an", a martelé le responsable associatif.
Il a estimé que le prochain président de la France doit convaincre l’Europe "d’agir sans tarder pour stopper le pire génocide du 21ème siècle".
"Il est du devoir de l’Europe d’agir conformément à ses engagements internationaux pour protéger les civils du Darfour.
Il s’y passe chaque jour des viols, des incendies de villages, des enlèvements.
Ce sont des crimes de guerre que nous devons arrêter", a poursuivi le vice-président de "Urgence Darfour".
Evoquant la présence de la Force de paix de l’Union africaine (UA), il a regretté l’inadéquation de son mandat et réclamé "l’application intégrale" de la résolution 1706 du Conseil de sécurité des Nations unies.
"C’est un mandat d’observation et non de protection.
Il n’est ni adapté ni efficace", a souligné le responsable associatif.
"Plus de 40.
000 personnes sont déjà mortes depuis février 2003 au Darfour, près de 3 millions d’autres sont réfugiées au Tchad, en Centrafrique ou dans des régions du Soudan.
Nous ne pouvons pas dire qu’on ne savait pas.
Et le nouveau président français doit engager sans réserve la France pour que cesse la non-assistance à des populations civiles en danger", a conclu M.
Tyberg.

02 mai 2007 11:39:00




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