Le dialogue sur la République centrafricaine se tiendra à Brazzaville à partir du 21 juillet prochain

Addis-Abeba, Éthiopie (PANA) - Le Groupe international de contact pour la République centrafricaine (RCA) a retenu la date des 21 et 23 juillet pour le lancement des discussions politiques générales en vue du désarmement des milices et du démarrage des discussions pour le cessez-le-feu.

La réunion du Groupe, en présence du Premier ministre du gouvernement provisoire de la RCA, André Nzapayeke et des ministres des Affaires étrangères d'Afrique centrale, a décidé de lancer des négociations politiques en s'appuyant sur les résolutions de la réunion des dirigeants de l'Afrique centrale à Malabo, en Guinée équatoriale.

"Nous avons souligné notre détermination à aller de l'avant sur ​​la feuille de route", a indiqué lundi le commissaire de l'Union africaine, chargé de la Paix et de la Sécurité, Smaïl Chergui, à l'issue de la réunion du Groupe de contact à Addis-Abeba pour aborder la situation en RCA.

"Nous avons convenu d'organiser le Forum à Brazzaville les 21 et 23 juillet sur ​​la base des conclusions de la réunion au sommet de la Communauté économique des États de l'Afrique centrale (CEEAC)", a-t-il annoncé aux journalistes.

"C'est une décision courageuse. Le Forum permettra à la RCA de voir la meilleure façon de commencer des pourparlers de paix et de réconciliation pour s'attaquer aux causes profondes du conflit actuel pour le bien de ses populations", a estimé M. Chergui.

Le Groupe de contact, qui en est à sa cinquième série de réunions depuis le déclenchement de la crise actuelle en RCA, a indiqué que le défi le plus pressant pour la RCA était de savoir comment faire face à la crise humanitaire actuelle où la moitié de la population a besoin d'aide d'urgence.

Le sous-Secrétaire général des Nations unies chargé des opérations de maintien de la paix, Harve Ladsous, a déclaré qu'en plus du dialogue politique, l'accent avait été, également,  mis sur ​​la stabilisation du pays avant le passage à une mission des Nations unies.

''La priorité est de se préparer pour le mois de septembre. La situation sur le terrain demeure encore très difficile. C'est notre responsabilité de permettre aux soldats de la paix de travailler'', a dit M. Ladsous, se référant à l'absence d'équipements adéquats pour la Mission internationale africaine de soutien à la  paix pour la RCA (MISCA).

L'émissaire spécial de l'UA et patron de la MISCA, le général Jean-Michel Mokoko,  a déclaré à la PANA que les violentes attaques sur les champs de bataille en RCA laissaient lentement la place à des actes de criminalité et de banditisme qui nécessitent un travail minutieux de la Police.

"Nous avons une puissance de feu supérieure, mais comment l'utiliser si vous n'avez devant vous que deux membres de gangs non organisés. Nous avons besoin d'un accord de cessez-le-feu, un cadre politique accepté", a estimé le général Mokoko.

M. Ladsous a déclaré que l'ONU espérait que les troupes actuelles sur le terrain en RCA bénéficieraient de l'équipement militaire de l'ONU pour améliorer leurs performances.

L'ONU prévoit de déployer 1.800 éléments de police sur le terrain en RCA.

Parallèlement, le Premier ministre intérimaire de la RCA a nié le fait que son pays ne dispose pas d'un plan de paix soutenu au niveau international et a souligné que le gouvernement intérimaire avait une feuille de route définie qui avait été acceptée.

"Nous avons une feuille de route qui a été adoptée au début de la période intérimaire. Les actes que nous posons font partie de ce plan'', a déclaré M. Nzapayeke.
-0- PANA AO/MA/ASA/JSG/IBA 08juil2014

07 juillet 2014 21:22:19




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