Le déséquilibre socio-économique explique la violence en Afrique, selon l'ancien président ghanéen Rawlings

Lagos, Nigeria (PANA) - L'ancien président du Ghana, Jerry Rawlings, estime que le nombre croissant de conflits et de guerres sur le continent africain est la conséquence du déséquilibre socio-économique.

"Bien que certains pays en Afrique aient atteint un certain niveau de développement, ils l'ont fait aux dépens des droits de l'Homme, de la liberté et la justice", selon M. Rawlings dont les propos sont rapportés mardi par le quotidien privé ghanéen "Guardian".

L'ancien président ghanéen, qui s'exprimait devant les journalistes à Enugu, dans le Sud-est du Nigeria, a noté que l'Egypte, la Tunisie et la Libye vivaient des conflits dans leur quête de développement, parce que c'était aux dépens de leurs peuples.

Pour lui,  le développement en Afrique doit protéger les droits et la liberté de la population pour que le continent soit débarrassé de la violence et des conflits.

"Dans une certaine mesure, je dirais que nous sommes sur la voie du développement, mais regardez l'Egypte et la Tunisie et à un degré moindre, la Libye. Ces pays semblent très développés, mais il s'est produit aux dépens des droits, de la liberté et de la justice pour le peuple et c'est ce qui a entraîné les conflits", a-t-il fait remarquer.

"Je pense que la meilleure forme de développement est celle où il ne se fait pas aux dépens des droits de notre peuple. Nous ne devons pas sous-estimer l'importance de veiller à ce que les choses prennent racine dans un contexte où le sentiment de liberté est profond", a ajouté M. Rawlings.

Pour l'ex-président, l'atmosphère politique doit être réellement stimulée par la population.

Après l'effondrement du monde bipolaire, la globalisation a créé un environnement où l'Afrique est en train d'être assimilée et l'essentiel de cette assimilation se déroule selon les modalités fixées par d'autres personnes, a-t-il noté.

Selon lui, certains fardeaux hérités de l'ère coloniale et la nature du développement, qui  n'ont pas corrigé les déséquilibres socio-économiques, mais aussi l'aspect ethnique, font peser des contraintes sur l'économie.

Il estime, toutefois, que ce déséquilibre peut être corrigé par la création d'une atmosphère propice à la justice et à la liberté sur le continent.
-0- PANA SB/VAO/NFB/JSG/IBA 12mar2013

12 mars 2013 12:26:57




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