Addis-Abeba, Ethiopie (PANA) - L’Afrique doit réduire le déficit d’information qui constitue un frein à son développement, recommande le "Rapport économique sur l’Afrique 2012", lancé ce mardi à Addis-Abeba.
"La capacité de l’Afrique de participer à l’économie mondiale et de négocier avec ses partenaires commerciaux dans une position forte et bien informée, dépend de l’accès que les négociateurs des pays africains ont à l’information commerciale et à la connaissance des systèmes commerciaux et de leur compétence dans les négociations commerciales et la négociation des contrats", indique ce rapport réalisé par la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (CEA) et l’Union africaine (UA).
Bien que la rapide diffusion d’Internet et de la téléphonie mobile ait commencé à briser cet "apartheid de l’information", les gouvernements doivent faire beaucoup plus pour faciliter l’accès à l’information économique vitale, souligne le rapport.
Une approche consisterait, selon les rédacteurs du document, à mettre à contribution les connaissances et la capacité de recherche des universités, des établissements de recherche et des centres de réflexion du continent. De même, les agents du secteur privé ont besoin d’information à jour sur ce que les autres pays au sein des Communautés économique régionales peuvent offrir pour remplacer les produits importés en provenance des pays développés. Il leur faut également les dernières informations concernant les règles et réglementations des pays partenaires, les produits en cours de mise au point, les droits de douanes et les possibilités de cofinancement, souligne le document.
-0- PANA IT/TBM/IBA 27mars2012