Le décès de Nelson Mandela à la Une de la presse camerounaise cette semaine

Yaoundé, Cameroun (PANA) – La disparition de Nelson Mandela et le séjour mouvementé du président Paul Biya à Paris ont principalement retenu cette semaine l'attention de la presse camerounaise.

Alors que le quotidien national bilingue "Cameroun Tribune" (gouvernemental), publiait certains  discours du président Paul Biya en décembre 1989 et en 1994, saluant le courage de Mandela et félicitant l'ANC pour sa victoire aux premières élections libres en Afrique du Sud, la presse privée fustigeait l'attitude du chef de l'Etat camerounais à la mort du leader sud-africain.

Aussi bien "Mutations", "Le Jour", "Le Messager", "L’Actu" et "La Nouvelle Expression" ont rappelé que lors du 32ème Sommet de l’OUA de 1996 au Cameroun, le président Biya ne s’était pas rendu personnellement à l’aéroport pour accueillir Nelson Mandela.

De même, ont-ils noté, le président Biya n'a adressé ses condoléances à la nation sud-africaine que deux jours après le décès de Mandela et que sans raison apparente, il ne s’est pas rendu en Afrique du Sud pour rendre un dernier hommage au héros de la lutte anti-apartheid.

Par ailleurs, alors que "Cameroon-Tribune" encore une fois, publiait l’intervention de Paul Biya devant le Sommet de l'Elysée pour la paix et la sécurité en Afrique du 7 décembre dernier, la presse privée relatait l’assaut dont le couple présidentiel a été victime le même jour à son hôtel à Paris de la part du Collectif des organisations démocratiques et patriotiques des Camerounais de la diaspora (CODE) et du Comité de soutien à Michel Thierry Atangana en France.

Selon la presse, ces manifestants brandissaient des pancartes demandant la libération de Enoh Meyomesse, un activiste, écrivain et bloggeur camerounais arrêté en novembre 2011 et écroué pour sept ans à la prison Kondengui pour "vol aggravé".

Ils demandaient également la libération de Michel Thierry Atangana, un Camerounais naturalisé Français qui, après avoir purgé une peine de 15 ans d’emprisonnement pour "détournement de deniers publics", a été à nouveau condamné à 20 années de prison pour les mêmes faits en octobre 2012.

-0- PANA EB/JSG/SOC 14dec2013

14 décembre 2013 10:44:29




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