Le conseil d'administration de la Fondation ghanéenne installé

Accra- Ghana (PANA) -- Les 15 membres du conseil d'administration de la Fondation ghanéenne contre le sida (GHAF) ont été installés dans leurs fonctions mercredi à Accra avec un appel lancé aux Ghanéens pour mobiliser des ressources en faveur de la lutte contre la pandémie.
Dans un discours lu en son nom, le vice-président du Ghana, M.
Alhaji Aliu Mahama, souligne que l'Etat tout comme les organismes privés se sont engagés dans la prévention et la maîtrise du VIH/SIDA, mais que les activités de sensibilisation sont réduites à néant par l'absence de moyens.
La GHAF est une initiative privée visant à mobiliser des ressources financières et humaines du pays, mais aussi de l'extérieur en vue d'appuyer les programmes et les activités de lutte contre le VIH/SIDA en vue de son éradication.
Le conseil d'administration a comme président Oyeeman Wereko Ampem II, le président de l'Université du Ghana à Legon, et Esther Ocloo, un industriel, comme vice-président.
L'occasion a été également saisie pour procéder au lancement du fonds VIH/SIDA, qui sera financé à partir des taxes et des dons du bureau de la GHAF, du comité exécutif et des populations en général.
Le bureau se chargera du renforcement des capacités et va renforcer la viabilité des institutions et des individus engagés dans les initiatives contre le VIH/SIDA.
La fondation va aussi encourager l'excellence dans le domaine de la prévention et des initiatives de maîtrise de la maladie en récompensant les individus et les institutions qui auront acquis des résultats remarquables dans le cadre des programmes VIH/SIDA.
Mahama a invité le bureau à ne pas répéter des actions déjà menées par les autres, mais à réunir des ressources afin de s'assurer que son programme sera moralement efficace et ne constitue pas un danger pour la santé et l'immunité des Ghanéens.
Etant donné qu'il n'existe pas de remède contre le SIDA, a- t-il dit, il faudra mettre l'accent sur la meilleure façon de l'empêcher de se propager grâce à la mise en place de réseaux dynamiques de personnes qui comprennent le problème.
"Nous devons également identifier des initiatives pratiques destinées à régler le problème, auxquelles tout le monde prendra part, des populations au plus haut niveau e la hiérarchie politique, en passant par les grandes entreprises", a-t-il ajouté.
Agyeman Badu Akosa, médecin-chef du CHU de Korle-Bu, affirme que la Ghana a un taux de prévalence de 4,6%, à la différence de ses voisins qui ont des taux allant de 9 à 12%, mais aussi des pays d'Afrique orientale et australe, dont certains ont atteint les 35%.
Akosa, qui est par ailleurs le président exécutif de la GHAF, a annoncé que la fondation a comme objectif de mobiliser 400 milliards de cédis qui devront être dépensés au cours des quatre prochaines années (1 dollar US = 7.
200 cédis).
Il a suggéré que tous les vendredis soient réservés à la diffusion, par les médias, de messages sur la maladie et a recommandé au Ghana de copier sur le Brésil qui apporte une aide aux personnes vivant avec le HIV/SIDA grâce à un ravitaillement gratuit en médicaments.

19 avril 2001 22:47:00




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