Dakar, Sénégal (PANA) - Le chef de l'Etat sénégalais, Me Abdoulaye Wade, a déclaré mardi dans l'après-midi à Dakar, que dans le souci de lutter efficacement contre la mortalité maternelle et néonatale, il a augmenté l'enveloppe de 100 millions de FCFA allouée depuis 2007 à 500 millions de FCFA pour l'achat des produits contraceptifs.
Me Wade, qui s'exprimait à l'ouverture de la conférence internationale sur la planification familiale, a souligné que son pays a mis en œuvre très tôt les approches novatrices pour réduire la mortalité maternelle, infantile et néonatale, ajoutant que la lutte a été appliquée partout dans le pays et qu'il a institué lui même un programme novateur dénommé "les marraines de quartier" pour conseiller les femmes enceintes et en âge de procréer.
''J'ai moi-même, en tant qu'économiste, été contre la planification familiale mais j'ai changé d'avis'', a -t-il dit, ajoutant que les pays africains n'ont pas assez de ressources pour prendre en charge leurs populations et que la planification familiale apparaît comme l'une des solutions.
Me Wade a estimé que la politique du Sénégal sur la santé de la reproduction a porté ses fruits, notant qu'en 2000, son pays a enregistré un taux de mortalité infanto-juvénile de 131 pour mille, 121 pour mille en 2005 et qu'en 2011, on a constaté une nette baisse du taux de mortalité à seulement 72 pour mille.
Pour la Première Dame du Burkina Faso, Mme Chantal Compaoré, cette rencontre est une meilleure occasion pour mettre l'accent sur les défis à relever pour repositionner la planification familiale.
Elle a souligné que la planification familiale est un levier déterminant pour l'atteinte des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) dans le domaine de la santé de la reproduction d'ici 2015, tout en invitant les Etats à œuvrer pour rapprocher les services de santé de la reproduction des populations, et les gouvernements à veiller sur la disponibilité des produits de façon permanente.
Selon Mme Compaoré, médecin de formation, les pays africains doivent considérer la planification familiale comme une priorité nationale dans le domaine de la santé de la reproduction.
-0- PANA DOU/TBM/SOC 29nov2011