Le Togo pour le retour de ses ressortissants réfugiés

Banjul- Gambie (PANA) -- Le ministre d'Etat togolais chargé des Affaires étrangères et de l'Intégration africaine, Zarifou Ayéva a appelé, vendredi à Banjul, ses compatriotes réfugiés dans les pays de la sous-région à rentrer au bercail pour participer au développement du pays.
"Le Togo a besoin de la contribution de tous ses fils pour se développer, et ce n'est pas en vivant dans la précarité ailleurs que cela se fera", a dit M.
Ayéva, dans un entretien accordé à la PANA, dans la capitale gambienne où il prend part aux réunions préparatoires au 7ème sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union africaine (UA).
Il a estimé que le problème des réfugiés aurait dû ne pas en être un actuellement, "puisque des dispositions ont été prises aussi bien sur le plan administratif, politique que juridique pour permettre à tous les Togolais de se retrouver chez eux pour la construction de leur patrie", après les événements qui ont émaillé l'élection présidentielle.
M.
Ayéva a expliqué à ce propos s'être rendu à deux reprises au Bénin avec certains de ses collègues pour discuter avec les autorités béninoises d'alors et le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) afin de trouver un modus vivendi.
Les réfugiés ont boycotté la dernière rencontre après laquelle on devrait aboutir à la signature d'un accord tripartite (Togo/Bénin/HCR).
"Le processus a été ralenti à un certain moment parce qu'on ne pouvait pas demander à quelqu'un qui avait ses linges dans l'indigo de venir repasser du linge blanc, il n'en a pas le temps", a indiqué le chef de la diplomatie togolaise, dans une claire allusion à la présidentielle béninoise qui préoccupait plus les autorités de ce pays.
Evoquant les déclarations de certains réfugiés qui affirment ne pas vouloir rentrer au pays sous les mêmes autorités, M.
Ayéva les a invités "à voir la réalité en face" et à revenir dans leur pays d'origine où toutes les dispositions sont prises pour les y aider.
"Le Togo ne peut forcer personne à retourner au pays, mais il faut que ceux qui ont choisi de rester s'assument", a encore dit M.
Ayéva, qui s'est insurgé contre la récupération du problème des réfugiés.
Suite aux violences qui ont émaillé la présidentielle de 2005 au Togo, 25.
000 Togolais, pour la plupart des femmes et des enfants, se sont réfugiés au Bénin où ils ont notamment été hébergés aux camps de Comè et d'Agamè (Sud-est).
Selon les chiffres récents du HCR, les deux camps ne comptent actuellement que 8.
000 Togolais en attente de rentrer chez eux.

30 juin 2006 16:29:00




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