Le Tchad, la Libye, le Niger et le Soudan préoccupés par la sécurité à leur frontière commune

Khartoum, Soudan (PANA) - La 3ème réunion ministérielle visant à renforcer la sécurité à la frontière commune entre le Soudan, la Libye, le Tchad et le Niger devrait être précédée aujourd'hui à Khartoum par une réunion du Comité d'experts.

La réunion, prévue pour durer deux jours, réunit les représentants des ministères des Affaires étrangères, de la Défense et de l'Intérieur, ainsi que des Services de renseignement des quatre pays.

Dans ses déclarations à la presse ce mardi, le directeur du Département de l'Afrique centrale et de l'Ouest au ministère soudanais des Affaires étrangères, Amer Ali amer, a affirmé que cette réunion faisait suite à celle de N’Djamena (Tchad), à l’issue de laquelle, les quatre pays avaient signé un accord-cadre pour renforcer la coopération sécuritaire à la frontière commune.

Selon M. Amer, il est attendu de la réunion de Khartoum, l’élaboration des mécanismes appropriés pour mettre en œuvre l'accord-cadre de N’Djamena.

On rappelle que lors d'une réunion tenue en avril dernier à Niamey (Niger), le Soudan, le Tchad, la Libye et le Niger avaient convenu de "coordonner les actions" de leurs forces armées, pour lutter contre la "criminalité transnationale" dans la région.

Les quatre pays avaient également convenu "de la mise en place d'un mécanisme de coopération pour la sécurité frontalière et la lutte contre la criminalité transnationale organisée", puis en juin dernier, ils ont signé un accord à N’Djamena pour contrôler et surveiller les frontières communes.

L'instabilité politique en Libye, après l'effondrement du régime de Mouammar Kadhafi, exerce une incidence négative sur l'ensemble de la région et, en particulier, sur le Niger, le Tchad et le Soudan.

Al-Qaïda au Maghreb et Boko Haram constituent une menace sérieuse pour le Niger et le Tchad, tandis que le Soudan cherche à empêcher le trafic d'armes au Darfour et la migration de mercenaires vers la Libye.

Le Soudan ne fait pas partie de la force militaire multinationale de la région du Sahel ("G5 Sahel force"), qui comprend le Tchad, le Niger, le Mali, le Burkina Faso et la Mauritanie et qui a été chargée de la Police de la région du Sahel, en collaboration avec les 4000 hommes de la troupe française déployée sur le terrain depuis son intervention en 2013, pour combattre une insurrection dans le Nord du Mali.
-0- PANA SSB/JSG/IBA 08août2018

08 Agosto 2018 12:49:02




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