Le Syndicat des enseignants du supérieur exige la libération des quatre enseignants incarcérés

Brazzaville, Congo (PANA) – Le syndicat des enseignants du supérieur (Synesup) de l’Université Marien Ngouabi, au Congo, a exigé mardi à Brazzaville la libération dans les 72 heures des quatre enseignants de cet établissement, membres de l’équipe pédagogique arrêtés le 5 juin après l’annulation du Bac, session de juin 2015, par le gouvernement pour fraudes massives, selon une déclaration publiée dans la capitale congolaise.

‘’Nous exigeons la libération dans les soixante-douze heures des quatre enseignants de l’Université Marien Ngouabi, membres de l’équipe pédagogique. Passé ce délai, tous les enseignants de l'université retenus dans l’organisation et le déroulement de la session de remplacement du baccalauréat général prévu le 7 juillet suspendront leur participation à ladite session’’, a menacé le Synesup

‘’Les membres de l’équipe pédagogique, tous universitaires en mission d’État, sont privés de leurs droits et libertés fondamentaux depuis plus de deux semaines, avec pour principale conséquence le non accomplissement des enseignements et des évaluations à l’université’’, précise la déclaration du syndicat.

Pour le Synesup, la détention des membres de l’équipe pédagogique "est arbitraire, prolongée et illégale", car le rapport de police ne révèle aucune implication dans l’organisation de la fraude massive.

Après l’annulation de cet examen, le 5 juin dernier, à Brazzaville, à Pointe-Noire, principal centre économique du pays, et Dolisie, troisième ville au Sud, plusieurs candidats étaient descendus dans la rue pour manifester leur exaspération et leur colère. Il s’en est suivi des pillages de boutiques et des saccages sur la voie publique, rappelle-t-on.

-0- PANA MB/BEH/SOC       23 juin 2015

23 juin 2015 18:31:46




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