Le Soudan met en garde la CPI contre un éventuel mandat d'arrêt El Bashir

New York- Etats-Unis (PANA) -- Le Soudan affirme qu'il va user de "toutes les options possibles" si la Cour pénale internationale (CPI) lançait un mandat d'arrêt contre le président El Bashir.
Le président soudanais est accusé par la CPI de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité au Darfour, la région de l'Ouest du Soudan en proie à une guerre civile depuis 4 ans.
“Nous avons pris en compte toutes les options possibles pour faire face à la situation", a déclaré vendredi, l'ambassadeur du Soudan aux Nations unies, Abdalmahmoud Mohamad, après une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU sur la situation qui prévaut au Soudan.
Il a également attiré l'attention des Nations unies sur les conséquences d'un mandat d'arrêt contre le président soudanais.
La CPI avait prévu, ce mois, de décider si elle allait lancer le mandat d'arrêt demandé par son procureur, Luis Moreno Ocampo, contre El Bashir.
Cependant, l'Union africaine (UA) et l'Organisation de la conférence islamique (OCI) sont contre le mandat d'arrêt, car pensent-ils, un mandat d'arrêt pourrait compliquer le processus de paix au Soudan.
L'ambassadeur soudanais, s'adressant aux journalistes au siège de l'ONU, a demandé au Conseil de sécurité de montrer son engagement pour la sécurité des agents de maintien de la paix et du peuple soudanais en invoquant l'article 16 pour contrecarrer la CPI.
L'article 16 du statut de la CPI donne au Conseil de sécurité le droit de différer de 12 mois toute enquête ou poursuite ouverte par la CPI.
Il a également exhorté les Nations Unies à faire de la question de la paix une priorité au Soudan pour protéger son peuple.
Présentement, il y a près de 13.
000 agents de maintien de la paix au Darfour et 10.
000 qui assurent le pilotage de l'accord de paix entre Khartoum et le Sud-Soudan.

06 février 2009 23:53:00




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