Le Secrétaire général de l'OIF défend le projet d'instauration d'un visa francophone

Paris, France (PANA) – Le Secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), Abdou Diouf, a estimé mercredi à Paris que le «visa francophone», destiné à faciliter la libre circulation dans les pays membres de l'organisation, était un «beau projet» qu’il ne faut pas abandonner en dépit de nombreux obstacles.

«La libre circulation est un problème très ancien. Il s’est posé autant pour les artistes, les chercheurs, les étudiants que pour les hommes d’affaires ou les techniciens», a-t-il reconnu lors d’un entretien accordé à la PANA à la veille du XIVème sommet de la Francophonie prévu du 12 au 14 octobre à Kinshasa, la capitale de la RD Congo.

«Chaque Etat a des objectifs à la fois démographiques, politiques et économiques différents de ceux de ses voisins ou des pays éloignés», a souligné l’ancien chef de l’Etat sénégalais.

Il a exhorté les pays membres de la Francophonie à ne pas abandonner leur rêve d’un «visa francophone», tout en rappelant que l’Europe a mis du temps pour parvenir à l’espace Schengen.

"Le visa francophone est un beau projet, qu’il ne faut pas abandonner, mais la réalité lui imposera sa loi encore longtemps", a ajouté M. Diouf.

Des hommes d’affaires, des artistes et des intellectuels entendent interpeller les chefs d’Etat et de gouvernement qui seront présents au sommet de Kinshasa sur les entraves à la libre circulation dans l’espace francophone.

Plusieurs invités au Forum mondial de la langue français, organisé en juillet dernier à Québec (Canada),  n’avaient pas pu venir à la rencontre, faute de visa, en dépit des lettres d'invitation dûment signées par les organisateurs.
-0- PANA SEI/AAS/IBA  03octobre2012

03 octobre 2012 13:59:36




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