Le Rwanda va réduire de moitié l'incidence du VIH/SIDA en 2012

Kigali, Rwanda (PANA) - Le Rwanda veut réduire de moitié l'incidence du VIH/SIDA dans le pays d'ici l'année prochaine,  annonce un communiqué publié mercredi par la Commission nationale de lutte contre le SIDA (CNLS).

Sur une population estimée à 11,1 millions d'habitants, le Rwanda enregistre un taux d'infection globale estimé à 3 pour cent.  

Quelque 250 000 personnes vivent avec le virus dont la majorité est prise en charge gratuitement  à la trithérapie, précise le communiqué.

Un rapport officiel publié à  Kigali au mois de mai 2010 à l'initiative du gouvernement américain dans la lutte contre le SIDA, dénommé PEPFAR (President's emergency plan for AIDS Relief), a montré que quelque 170.000 femmes séropositives au Rwanda ont reçu un traitement anti-rétroviral en sept ans, alors que 2000 nouveau-nés ont bénéficié des services dédiés à la prévention de la transmission du VIH de la mère à l'enfant lors de l'accouchement.

Les experts de l'organisme Elizabeth Glaser Pediatric AIDS Foundation (EGPAF), qui bénéficie d'un financement de la PEPFAR dans différents projets de lutte contre le SIDA au Rwanda, estiment par ailleurs qu'en Afrique subsaharienne, l'expérience a prouvé que la solution la plus pressante pour combattre le HIV était de briser la chaîne de transmission des maladies infectieuses,  avec des investissements moins coûteux et en introduisant des démarches préventives plus efficaces.

"Dans plusieurs pays africains, notamment au Rwanda, ce genre d'intervention dans la lutte contre le VIH a connu un réel succès où des milliers d'enfants issus de mères séropositives ont été protégés contre la contamination du VIH au moment de l'accouchement", a déclaré récemment Chip Lyon, Président-directeur général de l'organisme EGPAF, lors d'une visite effectuée dans ce petit pays des Grands Lacs, en Afrique centrale.

-8- PANA TWA/JSG/SOC 27 janv2011
£

-=

26 janvier 2011 21:17:08




xhtml CSS