Le Premier ministre pour une réelle liberté de la presse

Praia- Cap Vert (PANA) -- Le Premier ministre capverdien, M.
José Maria Neves, a réaffirmé, mardi, l'engagement de son gouvernement à créer les conditions d'une réelle liberté de la presse dans son pays, déclarant notamment qu'il prendra des mesures pour éviter toute interférence du pouvoir dans la gestion des media publics.
M.
Maria Neves, qui présidait une journée de réflexion sur la communication sociale dans l'Archipel à Assomada, siège de la municipalité de Santa Catarina dans l'île de Santiago, a fait un bilan critique du rôle joué par les media d'Etat dans le passé récent du Cap-Vert.
Les media étaient, durant cette période, caractérisés par la censure et la manipulation de la part de leurs responsables, a-t-il affirmé, promettant un changement radical dans les relations entre les autorités gouvernementales et les media publics, ce qui passe notamment par "une plus ample autonomie de leurs directions".
Le Premier ministre a annoncé que son gouvernement publiera très prochainement un train de mesures législatives afin de permettre une participation plus effective des journalistes et d'autres professionnels des media publics dans la vie interne des organes de presse.
M.
Neves a insisté sur la nécessité de créer des conseils de rédaction aussi bien à la radio et à la télévision publiques qu'à l'Agence de presse (INFOPRESS) et au journal d'Etat "Horizonte".
Il a également promis de faire un effort pour améliorer les conditions de travail dans les media publics, qui souffrent de graves insuffisances financières, humaines et matériels.
M.
Neves a, cependant, demandé un engagement croissant des responsables et des professionnels pour surmonter leurs difficultés du moment et produire un travail de qualité au service du développement du pays.
Le chef du gouvernement capverdien a par ailleurs promis un soutien effectif de son gouvernement au développement des organes de presse privés, qui, a-t-il dit, sont les instruments essentiels pour la consolidation de la démocratie dans cette ancienne colonie portugaise.
La rencontre d'Assomada, qui a réuni, outre les journalistes et responsables des media publics et privés, des membres du gouvernement, des députés et de nombreux acteurs de la société civile, a permis une large discussion sur la problématique de la communication sociale et le rôle de l'Etat dans les activités des media publics.
Les participants ont adopté une série de recommandations visant la sensibilisation et la mobilisation des pouvoirs publics et de la société pour que les organes de presse remplissent leur rôle dans le développement social et économique du pays.

02 mai 2001 19:34:00




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