Le PIB réel de la CEDEAO va connaître une hausse en 2015, malgré le virus Ébola

Abuja, Nigeria (PANA) - La croissance économique de la sous-région ouest-africaine va connaître une hausse considérable en 2015, malgré l'impact de la maladie d'Ébola qui est en train de ravager certains pays dans la région, a déclaré un haut dignitaire de la CEDEAO.

"Au regard de la situation économique de la sous-région, le PIB réel va, selon les prévisions économiques, atteindre 7,1% contre 6,3% en 2013", a déclaré le président du Conseil des ministres de la CEDEAO, Hanna Serwaa Tetteh.

"Cela est réconfortant si on compare la sous-région à la région de l'Afrique de l'Est et de l'Afrique australe dont les croissances respectives se situeront à l'ordre de 6,2% et de 4,4%", a ajouté M. Tetteh, cité par l'agence PANA, lors de la 73ème session du Conseil des ministres de la CEDEAO qui se tient présentement dans la capitale nigériane, Abuja.

Selon M. Tetteh, le Nigeria à lui seul représente 78% du PIB de la CEDEAO et ceci grâce à l'émergence du pays qui se positionne ainsi comme la première économie du continent au lendemain de la refondation de son économie.

Le président du conseil a déploré, par ailleurs, les impacts négatifs du virus Ébola dans les économies des trois pays que sont la Guinée, la Sierra-Léone et le Liberia, tous membres de la CEDEAO.

Les prévisions de la croissance du PIB réel pour l'année 2014 ont diminué à hauteur de 2,4% pour la Guinée, 4,5% pour le Liberia et 7,1% pour la Sierra-Leone, contre 2,5% pour la Guinée, 8,1% pour le Liberia et 13% pour la Sierra-Leone, au cours de l'année 2013.

"Ces prévisions optimistes pour l'année 2015 s'expliquent par l'espoir de voir la maladie maîtrisée d'ici fin décembre 2014", selon M. Tetteh.

La réduction du PIB en 2014 de la Guinée, du Liberia et de la Sierra-Leone, se justifie par la combinaison de plusieurs facteurs, notamment une diminution significative des opérations minières, une perturbation notée dans les cycles agricoles, des restrictions dans le commerce intérieur et transfrontalier, une réduction considérable des transports aériens, le report d'investissements prévisibles et déjà négociés et l'incapacité de poursuivre les réformes initiées.
-0- PANA SEG/VAO/BAD/IS/IBA 10dec2014

10 décembre 2014 16:53:59




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