Le PNUD préconise une loi d'amnistie pour récupérer les armes

Niamey- Niger (PANA) -- Le représentant résident du PNUD au Niger, M.
Steven Ursino, a préconisé ce week-end à Niamey le vote, par l'Assemblée nationale, d'une loi d'amnistie en vue de faciliter et accélérer la remise des armes illégalement détenues par les populations civiles dans certaines régions du pays.
Jetant un regard critique sur le bilan du projet de collecte des armes dans les régions de Diffa et N'Guigmi, il a estimé que beaucoup de chemin reste à faire dans le cadre de l'opération collecte des armes illicites dans la zone de N'Guigmi soutenue par le Programme des Nations Unies pour le développement.
Pour M.
Ursino, le vote d'une loi d'amnistie mettrait en confiance les nombreux détenteurs d'armes illicites qui, dès lors qu'ils se sentiront en sécurité, accepteront plus facilement de restituer les engins de mort qu'ils détiennent par-devers eux.
Il a en outre lancé un appel à tous les acteurs de ce projet en vue de sa réussite, parce que, a-t-il indiqué, de ce succès dépendra l'extension de l'expérience aux autres régions du pays qui étaient en proie, il y a quelques années, à un conflit armé.
Une plus grande efficacité dans la collecte des armes illicites devrait permettre la consolidation de la paix dans la région, la réinsertion socio-économique de 1.
160 combattants démobilisés et le renforcement des capacités en vue d'un développement durable, a souligné pour sa part le colonel Seyni Garba, haut-commissaire à la Restauration de la paix.
Pour le colonel Mai Moktar Kassouma, président de la Commission nationale de collecte et de contrôle des armes illicites, le projet "armes contre développement" est spécifique et unique en son genre.
Son avènement, a-t-il rappelé, est lié aux préoccupations des Etats africains, particulièrement ceux de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), et de certains partenaires membres des Nations Unies par rapport aux dangers que représentent la détention et la circulation anarchique des armes illicites.
"Le Niger, conscient du danger que représentent la détention et la circulation des armes à feu pour son développement économique et social, a formulé ce projet auquel toutes les populations adhèrent aujourd'hui", a-t-il ajouté, rappelant que son objectif essentiel est l'éradication des armes dans les zones touchées par l'ex-rébellion en contrepartie d'actions communautaires de lutte contre la pauvreté.
Le projet "collecte des armes illicites et de consolidation de la paix dans le Manga" a été initié par le gouvernement du Niger au lendemain des accords de paix signés avec l'ex-rébellion en août 1998 à N'Djaména, au Tchad.
Il existe aujourd'hui grâce à la volonté de la coopération française à soutenir les efforts du gouvernement de Niamey, et l'intérêt manifesté par le PNUD à renforcer les efforts de lutte contre la pauvreté dans la région de N'Guigmi en intégrant l'expérience, et le savoir-faire des volontaires des Nations Unies en matière de lutte contre la pauvreté et de promotion d'une culture de la paix.

24 novembre 2002 14:58:00




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