Le PAM envoie un SOS pour 25.000 réfugiés somaliens à Djibouti

Nairobi- Kenya (PANA) -- La malnutrition pourrait affecter plus de 25.
000 réfugiés à Djibouti si ses stocks de vivres, qui s'épuisent actuellement, ne sont pas reconstitués, a averti le Programme alimentaire mondial (PAM).
Le manque de vivres pourrait aussi retarder le commencement du programme de rapatriement des réfugiés somaliens prévu pour le début du mois de juin, indiqué le PAM dans un communiqué rendu public jeudi à Nairobi.
L'organisation a par conséquent appelé la communauté internationale à fournir au moins 8.
000 tonnes de vivres nécessaires pour éviter la dégradation de la situation nutritionnelle des réfugiés dans les camps de Holl-Holl et Ali-Adde à Djibouti.
En avril, le PAM avait été obligée de réduire les rations alimentaires de 20 pour cent en raison de l'insuffisance des ressources.
Les réfugiés ne reçoivent plus de rations de mélange de maïs- soja, une farine nutritive enrichie de vitamines, alors que les rations d'huile végétale ont été réduites de moitié.
"Les réfugiés reçoivent maintenant des rations qui sont bien en dessous des normes nutritionnelles internationales", a déclaré Mme Fatma Samoura, la représentante du PAM à Djibouti, ajoutant que si les rations normales ne sont pas rapidement rétablis, "la malnutrition augmentera de façon radicale dans les camps".
Le PAM, par le biais de son partenaire gouvernemental, l'Office national d'assistance aux réfugiés et aux sinistrés (ONARS), distribue normalement tous les mois aux réfugiés une ration de 16,9 kg de céréales, des aliments mélangés, de l'huile, du sucre et du sel.
En plus de la ration générale, le PAM aide à nourrir les enfants gravement malnutris ainsi que les femmes enceintes et allaitantes.
Djibouti compte un total de 25.
605, dont la majorité est arrivée de la Somalie il y a plusieurs années.
L'aide alimentaire aux réfugiés est essentielle selon le PAM, car ils n'ont pas d'autres moyens de se nourrir eux-mêmes.

24 mai 2002 12:17:00




xhtml CSS