Le PAM demande 1,8 milliard de dollars pour combattre la famine

New York- Etats-Unis (PANA) -- L'attention du Conseil de sécurité a été attirée, lundi, par le Programme alimentaire mondial (PAM) sur l'aggravation de la crise alimentaire en Afrique occasionnée par la sécheresse et les guerres civiles, a constaté la PANA.
L'agence onusienne pour l'aide alimentaire a informé les membres du Conseil que plus de 1,8 milliard de dollars étaient nécessaires pour satisfaire la demande en vivres du continent cette année.
Le directeur exécutif du PAM, James Morris, a déclaré lors de la séance publique du Conseil sur la crise alimentaire en Afrique, et sur la menace qu'elle représente pour la paix et la sécurité mondiales, que 300 millions de dollars prélevés sur cette somme étaient nécessaires pour une aide d'urgence.
M.
Morris avait précédemment déclaré à la presse que 1,3 milliard de dollars constituaient le budget pour l'aide alimentaire d'urgence à l'Irak, et mis en garde la communauté internationale contre les conséquences d'une banalisation de la crise alimentaire en Afrique.
Il a révélé que le Canada avait proposé une contribution de 75 millions de dollars pour nourrir les enfants scolarisés en Afrique au cours des trois prochaines années, alors que la Suisse avait entrepris de nourrir 10.
000 jeunes africains dans le cadre d'une campagne pour l'éducation des enfants et pour de meilleures conditions de santé et de production alimentaire.
"Nous devons éduquer les enfants afin qu'ils puissent comprendre la notion de l'hygiène publique, les nouvelles technologies de production alimentaire, les questions relatives à la santé, particulièrement le VIH/SIDA, qui a fait tant de victimes dans cette région", a-t-il affirmé.
Le patron du PAM a préconisé l'implication des pays membres dans les efforts pour aider l'Afrique à surmonter ses problèmes alimentaires et sanitaires, en déclarant que les projets de son organisation sur le continent étaient financés, par le passé, par neuf pays donateurs.
M.
Morris, qui a répondu aux commentaires des membres du Conseil, a indiqué qu'au moins trente millions d'Africains étaient infectés par le VIH/SIDA, mais aussi que les femmes avaient à leur actif 80% des travaux agricoles sur le continent et que 50% d'entre elles sont des victimes du sida".
Il a en outre appelé les gouvernements des pays africains à prendre les orientations nécessaires par le biais de politiques internes encourageant la production alimentaire, comme la diminution de la violence politique, la dotation en infrastructures et l'engagement en faveur la révolution verte comme le proposait le secrétaire général de l'ONU Kofi Annan.

08 avril 2003 18:00:00




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