Le PAM approuve un programme de 15 millions $ pour le Ghana

Accra- Ghana (PANA) -- Le Programme alimentaire mondial (PAM) a approuvé un programme de 15,3 millions de dollars pour le Ghana en vue d'apporter de l'aide alimentaire à 482.
000 personnes jusqu'en 2005, a annoncé mercredi à Accra un communiqué de cette agence de l'ONU.
Dans le cadre de ce programme, le PAM devrait fournir 35.
000 tonnes de nourriture au cours des quatre prochaines années afin de soutenir les activités de réduction de la pauvreté menées par le gouvernement, a indiqué le communiqué.
Trois autres projets essentiels, impliquant la santé et l'éducation nutritionnelle des populations, l'éducation des filles et la gestion des ressources de la savane, seront également couverts par ce programme.
Selon le communiqué, en plus de ce programme-pays, 4,7 millions de dollars étaient réservés aux programmes VIH/SIDA.
Selon la responsable du PAM au Ghana, Eva Hodell, les programmes de son institution devraient renforcer la capacité individuelle des personnes à se prendre en charge et le développement économique du pays.
Une récente étude du PAM a révélé que 45 pour cent des enfants des trois régions du nord du Ghana avaient un poids insuffisant, avec la malnutrition chez les femmes, considérée comme un problème majeur de santé.
"Notre objectif est d'aider les familles pauvres et affamées à se prendre en charge, en leur permettant de se débrouiller tout seul face à la pauvreté", a ajouté Mme Hodell.
Dans le cadre de la première phase de ces projets, l'aide du PAM devrait servir de supplément nutritionnel aux enfants du préscolaire malnutrits qui fréquentent les centres de santé et de nutrition communautaires.
L'agence de l'ONU devrait aussi utiliser ces vivres comme une mesure incitative pour les femmes enceintes et les mères qui allaitent afin qu'elles fréquentent les classes d'éducation sur la santé et la nutrition.
"Cette aide en nourriture fera fonction de mesure incitative pour les familles afin qu'elles inscrivent les filles dans les écoles primaires et les fréquentent régulièrement.
"Les rations se sont révélées comme une manière extrêmement efficace d'assurer la participation et par conséquent d'améliorer l'efficacité", a dit Mme Hodell.
On estime qu'environ 58 pour cent des fermiers ghanéens n'ont pas assez de nourriture pour nourrir leurs familles, en raison de sécheresses récurrentes, de la réduction de la fertilité du sol et de la croissance démographique importante.
Concentrées principalement dans les régions septentrionales du pays, ces familles connaissent chaque année les plus graves pénuries alimentaires entre les mois de mars et d'août.

15 novembre 2001 11:06:00




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