Le NRC tire la sonnette d'alarme sur le conflit mortel en RDC

Nairobi, Kenya (PANA) - La réponse humanitaire en République Démocratique du Congo (RDC), où 13 millions de personnes ayant fui les violences ont besoin d'assistance d'urgence, est loin de satisfaire les besoins minimum vitaux dans les zones les plus affectées, a annoncé jeudi le Conseil norvégien pour les réfugiés( Norwegian Refugee Council, NRC).

La sonnette d'alarme tinte avec l'escalade de la violence imposée par  des centaines d'hommes armés dans ce vaste pays d'Afrique centrale, indique le communiqué de presse de l'organisation humanitaire.

“Les leaders du monde et l'opinion internationale ne sont pas parvenus à comprendre que les guerres au Congo ont pris une énorme ampleur. Des hommes armés attaquent  et abusent au quotidien des femmes et des enfants sans défense, déplaçant des millions de personnes”, a déclaré Jan Egeland, le secrétaire général du NRC, sur sa visite dans l'est de la RDC.

“Bien qu'il ne soit pas facile de mettre un terme à la violence orchestrée par des centaines d'hommes armés, il est inexplicable et honteux que nous ne fournissions pas le minimum d'assistance aux 4,5 millions de personnes internes qui ont fui leurs maisons pour se mettre en sécurité", a déclaré Egeland.

Bien qu'un grand nombre de personnes nouvellement déplacées à travers le monde aussi bien en 2016 qu'en 2017, les opérations d'assistance en RDC n'ont reçu que 52 pour cent des fonds nécessaires au cours der l'année écoulée.

Les agences d'assistance sont insuffisamment financées et accablées par l'ampleur unique de cette grande crise, a déclaré le NRC.

L'organisation a souligné qu'en seulement deux mois en 2018, la province du Nord Kivu est devenue une zone névralgique dans la crise. Une résurgence des combats inter-communautaires et de violents affrontements opposant des groupes armés ont augmenté le nombre de personnes déplacées en 2017.

Environ 1,2 million de personnes sont actuellement en déplacement dans la province – le chiffre le plus élevé de tout le pays, a indiqué le NRC.

“Malgré l'escalade de la violence au Nord Kivu, des fonds sont tirés de la province vers d'autres localités considérées comme  plus prioritaires par les Nations unies'', a indiqué Egeland.

Les organisations humanitaires sont amenées à jongler avec les ressources en baisse. C'est une loterie sinistre pour savoir qui sort gagnant et qui sort perdant – avec un impact mortel.

La priorité pour la RDC est une augmentation massive des financements et des travailleurs humanitaires dans les zones de conflit, parmi lesquelles le Nord Kivu, sinon la communauté humanitaire ne sera pas en mesure de faire face à une catastrophe imminente, a soutenu Egeland.

-0- PANA DJ/MA/ASA/TBM/SOC 15février2018

15 février 2018 21:39:01




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