Le Mali a célébré la Journée internationale de lutte contre les Mutilations génitales féminines

Bamako, Mali (PANA) - A l’instar de la communauté internationale, le Mali a célébré, mardi, à Bamako, la Journée internationale tolérance zéro aux Mutilations génitales féminines/excision (MGF/E), sous la présidence du ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Mme Traoré Oumou Touré, en présence de la Représentante du Fonds des Nations unies pour la population (FNUAP), Josiane Yaguibou.

Le thème international de cette année était "Consolider l’engagement politique mondial de haut niveau, galvaniser l’action nationale et planifier des stratégies spécifiques pour renforcer le vaste mouvement destiné à en finir avec les Mutilations génitales féminines et à atteindre l’objectif 2030".

Au plan national, le Mali, en célébrant l'évènement, a choisi comme thème "Consolider l’engagement politique pour mettre fin aux violences basées sur le Genre en vue de contribuer à l’atteinte des Objectifs du développement durable 2030 à travers l’accélération de l’abandon des MGF/E".

Ce thème s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des engagements et actions des autorités, de la Société civile et des organismes, en vue de mettre fin aux violences liées au Genre, notamment celles exercées sur les femmes et les petites filles.

Intervenant lors de cette journée, Mme Traoré Oumou Traoré a révélé qu'au Mali, 6.286 intervenants ont été renforcés, 304 structures dotées en matériels et équipements adéquats et 77 villages ont publiquement abandonné l’excision.

Elle a ajouté que 411 agents de santé ont eu des compétences pour la prise en charge des victimes de MGF, une stratégie nationale de communication sur les VBG a été élaborée et un avant-projet de loi sur les VBG a été conçu et suit son processus d’adoption.

En dépit de ces résultats, le ministre de la Promotion de la Femme, de l'Enfant et de la Famille a regretté que l’actualité nationale se caractérise par une certaine exacerbation des actes de violences exécrables et indescriptibles liées au Genre.

Le système de gestion de l’information sur les VBG du sous cluster VBG atteste que de janvier à novembre 2017, le nombre de cas de VBG s’élevait à 2.709, dont 8 pc de cas de viol, 36 pc d’agressions sexuelles, 18 pc d’agressions physiques, 9 pc de mariages forcés, 12 pc de dénis de ressources et 17 pc de violences psychologiques.

Elle a également noté que 96 pc des survivants déclarés sont des femmes et des filles dont 62 pc sont des enfants de moins de 18 ans, interpellant au passage les autorités politiques, les leaders et, particulièrement, les hommes des médias pour que soit mis fin à ces violences.

De son côté, la Représentante du FNUAP a indiqué que près de 70 millions de femmes et de jeunes filles ont subi et subiront des Mutations génitales féminines dans le monde, expliquant que cette statistique pourrait augmenter d’ici 2030 de 3,9 millions à 4,9 millions de plus par an.

En matière de lutte contre cette pratique néfaste, elle s'est réjouie que le Mali ait mis en place un programme de lutte contre l’excision, un plan d’action national, un comité national de suivi de la loi contre les violences basées sur le genre (VBG) et enregistré des déclarations publiques sur l’abandon de l’excision.

Chaque année, la Journée internationale de lutte contre les Mutilations génitales féminines est célébrée le 6 février à travers le monde.
- 0- PANA GT/JSG/IBA 07fév2018

07 février 2018 12:00:29




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