Addis-Abeba- Ethiopie (PANA) -- La Banque mondiale a annoncé mercredi un crédit de 80 millions de dollars américains pour le Kenya destiné élargir les interventions ciblés contre le VIH/SIDA et de limiter l'impact de cette maladie.
Dans un communiqué, la Banque mondiale souligne que ce projet, "Guerre totale contre le VIH/SIDA (TOWA), aiderait le Kenya à enrayer davantage la prévalence de la pandémie qui est passée de plus de 13 pour cent, en 2001, à environ six pour cent en 2005.
L'un des volets du projet sera le renforcement de la gestion du Conseil national de lutte contre le SIDA (NACC), la principale agence de conception des stratégies et de supervision de l'exécution des programmes de lutte contre la maladie.
"Nous sommes confiants dans le fait qu'à travers ce soutien, les interventions communautaires contre le VIH/SIDA et celles ciblant les groupes vulnérables deviendront prioritaires", a déclaré le directeur exécutif du Consortium des ONG kenyanes contre le SIDA (KANCO), Allan Ragi.
"Ce qui permettra au Kenya de réduire encore plus la progression du VIH/SIDA, d'améliorer la qualité de vie des personnes affectées et infectées et de limiter l'impact socio-économique de la pandémie au Kenya", a-t-il ajouté.
TOWA est le premier crédit de la Banque mondiale accordé au Kenya pour son programme de lutte contre le VIH/SIDA depuis l'approbation en décembre 2000 du Projet de réaction kenyan à la catastrophe du VIH/SIDA (KHADREP).
Le KHADREP a aidé le Kenya à réaliser des progrès significatifs dans la lutte contre la pandémie, mais a également fait l'objet d'une mauvaise gestion de certains fonds du projet par des agents et des ONG avant sa fermeture en décembre 2005.
Le nouveau projet a été approuvé après que des mesures de redressement ont été prises et suite à des consultations approfondies entre le gouvernement kenyan, la Banque mondiale et d'autres parties concernées sur les nouvelles structures organisationnelles et garanties au niveau du NACC.
"Cette décision du Conseil d'administration de la Banque mondiale de reprendre le financement du programme national de lutte contre le VIH/SIDA, à la suite des mesures de redressement, est en accord avec l'accent mis sur l'équité et la gouvernance dans le rapport d'étape sur les stratégies d'assistance envers les pays", a souligné le directeur de la Banque mondiale pour le Kenya, Colin Bruce.
"Nous sommes déterminés à ce que cette aide parvienne aux cinq millions de personnes au Kenya, particulièrement les orphelins et les jeunes femmes qui sont directement et indirectement affectés et rendus vulnérables par cette maladie", a-t-il ajouté.
La Banque mondiale a expliqué que l'exécution de ce projet serait surveillée étroitement pour s'assurer que le soutien parvienne aux groupes les plus exposés au VIH et au SIDA et qu'il ait davantage d'impact grâce à une meilleure coordination des efforts des donateurs.
Par ailleurs, le Département britannique pour le développement international (DFID) devrait fournir 33 millions de dollars américains de financement supplémentaire à travers le projet TOWA.
"Nous sommes réellement satisfaits du soutien renouvelé de la Banque mondiale à la lutte contre le VIH/SIDA", a déclaré le représentant du DFID au Kenya, Simon Bland.
Bien que la prévalence du VIH au Kenya a reculé récemment, les statistiques montrent qu'il y a 70.
000 nouvelles infections chaque année.
"L'harmonisation de notre soutien avec la Banque mondiale est un changement important dans la manière dont nous finançons avec d'autres partenaires la lutte contre le VIH/SIDA sous la direction du NACC.
Nous espérons qu'elle sera le point de départ d'une plus grande harmonisation des efforts de tous les partenaires au développement contre le VIH/SIDA", a ajouté M.
Bland.