Le Kenya pour l'application de l'accord de paix au Soudan

Nairobi- Kenya (PANA) -- L'application sans réserve de l'Accord de paix global (APG) au Sud-Soudan sera sans doute un motif d'encouragement aux efforts consentis dans le sens du règlement du conflit au Darfour, soutient le président du Kenya, Mwai Kibaki.
Dans un communiqué de presse diffusé lors du sommet spécial de l'Union africaine sur la paix et la sécurité tenu jeudi à Abuja, au Nigeria, le chef de l'Etat kenyan a souligné qu'une mise en oeuvre réussie de l'Accord de paix global serait un signal très fort dans la marche vers la paix et la stabilité au Soudan.
"Il est clair qu'une paix globale sur l'ensemble du territoire soudanais n'est pas possible sans le règlement entier et définitif du conflit au Darfour (ouest du Soudan).
Il est encore plus évident que sans l'accord de paix global au Sud Soudan, le processus de paix du Darfour serait remis en cause", a estimé le président Kibaki.
Le sommet s'est penché principalement sur le rapport soumis à son appréciation par le Haut comité des experts de l'Union africaine sur le Darfour, en proie à une guerre civile depuis 5 ans.
Le président kenyan a aussi ajouté qu'il est impératif de poursuivre les efforts "avec la même vigueur" pour la mise en ?uvre de l'accord de paix global et le processus de paix du Darfour sur la base d'une stratégie de paix globale au Soudan.
Il a estimé que si l'accord est appliqué avec succès, les conditions d'une source supplémentaire de motivation pour la résolution définitive du conflit au Darfour seraient créées.
En saluant les efforts soutenus consentis jusqu'ici par les parties impliquées pour la réalisation de l'accord de paix global, le président Kibaki a souligné la nécessité de faire face aux défis à venir.
"Ces défis portent sur une réflexion visant à trouver les voies et moyens de faire participer le Darfour aux élections nationales et réussir à dissiper la menace de boycott des élections de l'année prochaine que l'opposition fait planer sur le processus démocratique au Soudan", a-t-il fait remarquer.
"Entre autres questions à résoudre, il y a la loi référendaire qui doit statuer sur le cas de ceux qui sont habilités à exercer leur droit de vote, il y a également le problème du nombre de voix requis pour décider de la séparation ou de l'union, la loi sur la sécurité nationale qui fait toujours l'objet de contentieux et les résultats du recensement de 2008", a poursuivi le chef de l'Etat kenyan.
Tout en soulignant la nécessité de s'attaquer à ces défis, M.
Kibaki a insisté sur l'urgence de ramener les parties impliquées au conflit autour de la table de négociations pour trouver un compromis acceptable sur ces différentes questions, avant d'ajouter qu'une telle démarche permettrait au peuple soudanais de retrouver "enfin, la paix et la stabilité auxquelles il aspire tant".
Il a par ailleurs noté que malgré les différences qui subsistent encore sur certaines questions, l'accord de paix global a créé les mécanismes de résolution de tout conflit qui pourrait naître entre les parties.

30 octobre 2009 22:36:00




xhtml CSS