Le Kenya envisage d'importer des médicaments génériques anti sida

Nairobi- Kenya (PANA) -- L'importation de la version générique des médicaments anti sida pourrait être autorisée au Kenya si un projet de loi présenté récemment devant le parlement est adopté.
Selon les autorités sanitaires à Nairobi, la modification du projet de loi sur la propriété intellectuelle devrait entraîner une importante réduction des prix des médicaments anti sida s'il est approuvé, sans violer le traité de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) dont le Kenya est signataire.
Le ministre de la Santé publique, M.
Sam Ongeri a déclaré, Jeudi, devant le parlement kényan que les médicaments anti sida étaient trop chers, ajoutant que le pays avait présentement besoin d'un budget de 12 milliards de shillings par an pour l'achat desdits médicaments (1 dollar américain = 78 shk).
Le budget total du ministère de la santé est de 9 milliards de shillings kényans.
M.
Ongeri s'exprimait ainsi après le retrait par 39 firmes pharmaceutiques de leur plainte contre le gouvernement sud africain qui prévoit d'importer ou de fabriquer des médicaments génériques anti sida moins chers.
Au Kenya, une campagne similaire menée par une coalition d'ONG a persuadé un géant pharmaceutique mondial, Glaxowelcome, de faire baisser le prix de ses produits de façon substantielle.
Par ailleurs, l'équipe kényane chargée de la lutte contre le Sida veut que le gouvernement demande aux autres compagnies pharmaceutiques majeures de diminuer leurs prix à un niveau abordable.
Le responsable de cette équipe, Keneth Chebet a fait observer à Nairobi que les prix des médicaments utilisés pour limiter les charges virales des malades étaient trop onéreux pour le citoyen moyen et que le gouvernement n'était pas en mesure de les leur procurer.
"Le citoyen kényan ordinaire n'a pas les moyens d'acheter ces médicaments, il en est de même pour le gouvernement", a-t-il fait remarquer.
Il a ajouté qu'il faudrait plus de 12 milliards de shillings kényans tous les ans au ministère de la Santé pour obtenir ces produits.
M.
Chebet a également demandé au gouvernement de réduire les taxes sur l'importation de matériel médical afin de faire baisser le coût des services médicaux au Kenya.
Les institutions de santé répercutent par la suite une Taxe sur la valeur ajoutée (TVA) de 18 pour cent au patient, ce qui rend le coût de tels services exhorbitant, a-t-il déploré.

20 avril 2001 19:15:00




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