Nairobi- Kenya (PANA) -- Le Haut commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) se prépare à mettre en place des centres d'accueil en Somalie où le raz-de-marée qui a secoué le 26 décembre l'Asie du Sud et du Sud-Est a fait 170 victimes.
Dans un communiqué publié jeudi à Nairobi, le HCR souligne que le raz-de-marée a sérieusement touché de vastes régions côtières somaliennes, surtout entre Hafun et Garacad.
"Le long de cette bande de 650 km, des maisons étaient balayées et de petites infrastructures se sont effondrées lorsque la vague énorme a touché les villages côtiers", affirme le HCR.
"En outre, des équipements de pêche et des centaines de petits bateaux ont été perdus, ce qui un recul catastrophique dans une région où la pêche est le seul moyen d'existence pour un grand nombre de personnes", a ajouté le directeur par intérim de HCR en Somalie, Ivana Unluova.
"Lorsque les gens possèdent si peu de choses, une telle catastrophe peut avoir des conséquences à long terme.
Nous devons agir vite", a-t-il dit.
Le HCR annonce qu'il est en train d'exécuter en Somalie des programmes destinés à permettre la réinsertion des réfugiés qui rentrent au pays.
Il procède à la distribution de bâches, de matelas, de couvertures, de bidons et d'ustensiles de cuisine à quelque 5.
000 ménages qui vivent le long du littoral, dans les régions les plus sérieusement touchées par le tsunami.
Quelques jours après le raz-de-marée, les agences de l'ONU et les ONG intervenant en Somalie se sont mobilisées pour fournir une assistance d'urgence aux populations locales sinistrées.
L'ONU est en train de lancer un "Appel éclair" pour collecter des fonds en faveur de 54.
000 Somaliens qui ont besoin d'une aide urgente, particulièrement en eau potable, en vivres, en médicaments et en abris.
Le HCR prend en charge le volet abri de l'opération destiné à soulager 18.
000 personnes.
"La Somalie est un pays où il est très difficile d'intervenir alors que les besoins sont énormes", a déclaré le chef du Département Afrique de l'Est et Corne de l'Afrique du HCR, Neimah Warsame.
Les secouristes internationaux n'ont pas encore accès à certaines régions du pays, comme le sud, à cause de l'anarchie qui continue d'y régner.
En 2004, le HCR avait facilité le rapatriement de plus de 17.
000 réfugiés somaliens pour assurer une stabilité relative au Somaliland, une région dont le gouvernement auto-proclamé fonctionne de manière autonome.