Le Ghana soutient les efforts d'accélération vers l'unité africaine

Syrte- Libye (PANA) -- Le président du Ghana John Atta Mills, soutient la transformation de la Commission de l'Union africaine (CUA) en une Autorité et espère qu'un accord de consensus sera atteint sur la question durant la réunion des chefs d'Etat à Syrte, en Libye, a déclaré jeudi le chef de la diplom atie ghanéenne, Muhammad Mumuni.
"Nous sommes très optimistes.
Il y a de la bonne volonté et nous pensons que c'est (l'Autorité) réalisable", a déclaré le ministre ghanéen à la presse à l'issue de la signature d'un accord de financement de 175 millions d'euros avec le Commissaire de l'Union européenne au développement, Louis Michel, en marge du sommet de l'UA.
Les dirigeants africains continuaient de débattre de la transformation de la Commission en une Autorité pour la deuxième journée consécutive, après que ces derniers ont hérité de la question sans qu'aucun accord clair n'ait été trouvé par les ministres des affaires étrangères.
Des diplomates affirment que des ministres africains, qui hésitaient à prendre un engagement ferme sur la question, l'ont fait par peur de "rompre le protocole diplomatique".
S'exprimant durant l'ouverture de la réunion du Conseil exécutif de l'UA, réunissant 21 des 53 Etats africains dimanche, le Guide libyen Moummar Khadafi avait exhorté les ministres à choisir l'un des trois organes clés de l'UA pour devenir l'Autorité et mettre au point son mécanisme de financement.
Certes, les dirigeants africains ont convenu de la nécessité de former une organisation plus puissante pour faire aboutir l'idéal des Etats-Unis d'Afrique, mais ils ne sont pas d'accord sur les modalités de mise en oeuvre.
"Le problème de fond réside dans la mise en oeuvre de cette question.
Nous avons discuté de la structure de cette Autorité et présenté nos recommandations au Conseil exécutif", a fait savoir un diplomate nigérian, s'exprimant dans l'anonymat à la PANA, en marge du sommet de l'UA.
Le Ghana soutient les efforts en faveur de la formation de l'Autorité et ne considère pas le projet de mise au point d'une nouvelle stratégie de défense africaine comme un empiètement sur la souveraineté des Etats africains.
Le Conseil exécutif a présenté un rapport au sommet des chefs d'Etat sans des recommandations sur la création de ladite Autorité.
Cette situation découle de la déclaration du leader libyen selon laquelle, ils doivent choisir un des organes de l'UA pour en faire le centre du pouvoir.
L'autre question qui reste à résoudre est la taille de l'Autorité de l'Union, si elle doit comprendre 53 ministres ou non.
Les officiels ghanéens estiment que les pays africains ne doivent pas craindre la formation de l'Autorité, car elle permettrait d'accélérer les efforts d'intégration de l'Afrique.
"Nous avons été les porteurs de flambeau de l'intégration de l'Afrique et cette tradition continue à ce jour.
Nous attirons l'attention sur les idéaux de Kwame Nkruma d'une intégration de l'Afrique, et la formation de l'Autorité, nous pensons, devrait intensifier le rythme de l'intégration.
C'est nécessaire pour faire avancer les choses", a expliqué M.
Mumuni.
Il a rappelé que le Ghana célébrerait le centenaire de la naissance du président fondateur Kwame Nkrumah.
"La globalisation dessert les pays pauvres.
C'est pourquoi nous devons accroître le rythme de l'intégration", a conclu le ministre ghanéen.

02 Julho 2009 17:20:00




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