Le Ghana, un exemple pour le développement agricole, selon une étude

Saly- Sénégal (PANA) – Une étude de l'Institut int-ernational de recherche sur les politiques alimentaires (IFPRI), présentée mercredi à Saly, située à 80 kilomètres de Dakar, a mis l'accent sur les performances agricoles du Ghana qui devrait atteindre un taux de croissance agricole de 6 pour cent d'ici aux dix prochaines années, contrairement à la majorité des pays subsahariens.
Menée durant la période de juin à octobre 2006, l'étude commanditée par le Conseil ouest et centre africain pour la recherche et le développement agricoles (CORAF), a placé le Ghana à la tête des rares pays de l'Afrique de l'Ouest et du Centre, à avoir fait du développement agricole un des moteurs de la croissance économique et un moyen de réduire sensiblement la pauvreté pour atteindre les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD).
"Le Ghana a réduit de 24 pour cent les pertes de rentabilité agricole cette année et est actuellement à un taux de croissance agricole de 4,5 pour cent contre une moyenne de 2 pour cent enregistrée pour l'ensemble des autres pays de l'Ouest et du Centre", a déclaré la coordonnatrice de l'équipe des chercheurs de l'IFPRI, Xinshen Diao au cours d'un atelier débuté mardi par le CORAF, dans la station balnéaire de Saly-Portudal.
Selon la coordonnatrice des chercheurs, ces performances de l'agriculture ghanéenne sont le résultat d'une bonne exécution des politiques agricoles mises en œuvre et qui permettent de réaliser une croissance additionnelle grâce à l'exportation de certains produits.
De même, des projections basées sur des recherches régulières pour réduire davantage les contraintes de rendement agricole sont régulièrement réalisées.
Pour le représentant du Centre des sciences et recherches industrielles du Ghana (CSIR), Ernest Asiédou, le développement agricole ghanéen s'est notamment appuyé sur l'utilisation des technologies modernes de production, la maîtrise des insectes et autres facteurs nuisibles aux cultures et une concertation permanente entre chercheurs et paysans par l'entremise d'une structure spécialisée du ministère des Sciences et des Technologies pour le développement.
Il a cité le café, le cacao, la banane plantain et le maïs pour les principaux produits agricoles dont les exportations ont surtout favorisé la croissance.
L'IFPRI cite par ailleurs le Mali, la Sierra Leone, le Ghana, le Bénin, le Nigeria, la Côte d'Ivoire et le Cameroun comme étant des pays africains qui pourraient atteindre le taux de croissance agricole de 6 pour cent requis pour les OMD, à condition que les investissements augmentent sensiblement dans le domaine de la recherche-développement avant 2010.

16 Novembro 2006 09:12:00




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