Le Gabonais Jean Ping remplace Konaré à la Commission de l'UA

Addis-Abeba- Ethiopie (PANA) -- Les Chefs d'Etat africains ont élu vendredi, le ministre gabonais des Affaires étrangères, Jean Ping, au poste de président de la Commission de l'Union africaine (UA), en remplacement de Alpha Oumar Konare, a appris la PANA à Addis-Abeba où se tient le 10éme Sommet de l'UA.
Le diplomate kenyan, Erastus Mwencha, a été également élu Vice- président de la commission et l'Algérien Ramtantane Lamamra, Commissaire pour la Paix et la Sécurité.
La gambienne Julia Dolly Joiner, l'actuel commissaire pour les Affaires politiques a été reconduite pour un second mandat à l'issue de ces élections qui opposaient M.
Ping à quatre autres candidats.
Mme Dolly Joiner a intégré la Commission de l'UA en 2003.
Le commissaire pour la Paix et la Sécurité remplace l'ambassadeur algérien, Djinnit Said, qui était président des Opérations de maintien de la paix du continent dans la région du Darfour, au Soudan.
Le président ghanéen a salué l'élection de M.
Ping, notant qu'il est un politicien expérimenté qui a servi toute la région ouest- africaine.
"Je suis content, a déclaré le président sortant de l'Union africaine, John Kuffor, à l'issue d'une session à huis clos qui a consacré l'élection du Gabonais.
"Nous l'aimons parce qu'il a l'expérience nécessaire.
Il est le ministre des Affaires étrangères de son pays et nous sommes contents de son élection", a déclaré le président Kufuor.
Le vice-président Mwencha, actuel secrétaire général du Marché commun de l'Afrique australe et orientale (COMESA) basé à Lusaka, a salué son concurrent, l'Egyptien Khair Eldin Abdel Latif.
Le Kenyan qui a beaucoup oeuvré pour l'intégration africaine a promis de s'engager en faveur du gouvernement africain, notant que les 25 années passées dans l'organisation régionale l'ont assez bien préparé pour occuper une telle fonction.
Les leaders africains par la voix du président Kufuor avaient lancé un appel en faveur de l'élection de cadres compétents pour pousser l'organisation à la prospérité.
Des sources ont indiqué à la PANA que les leaders africains ont discuté du gouvernement africain et son rapport d'audit qui pose les fondations d'un tel gouvernement.
L'audit sera discuté par un panel de 12 leaders africains.
Les chefs d'Etat et de gouvernement ont décidé de débattre du rapport d'audit plutôt que de laisser cela au comité ministériel qui dispose de larges pouvoirs.

01 février 2008 20:40:00




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