Le FPI propose des élections pour "avoir un nouveau gouvernement"

Abidjan- Côte d'Ivoire (PANA) -- Le président du Front populaire ivoirien (FPI, au pouvoir) M.
Pascal Affi Nguessan, a indiqué jeudi face à la presse, que "seules les élections permettront d'avoir un nouveau gouvernement".
M.
Affi Nguessan répondait ainsi, à la coalition des quatre partis de l'opposition issus du G7 qui avait déclaré mardi, au cours d'une conférence de presse, que "Laurent Gbagbo ne sera plus le président de la République si les élections n'ont pas lieu le 30 octobre prochain".
Selon le président du FPI, l'actuel chef de l'Etat restera en fonction.
"Le processus électoral est en cours depuis le décret fixant au 30 octobre 2005, la date du premier tour de l'élection présidentielle, et s'il n'arrive pas à son terme, l'article 39 de la Constitution s'appliquera", a-t-il argumenté.
ON rappelle que l'article 39 de la Constitution ivoirienne stipule que "le président en exercice reste en fonction jusqu'à la prestation de serment du nouveau président élu".
Aussi, le FPI a-t-il réitéré sa position sur le fait qu'il ne participera pas à des élections "organisées uniquement dans la partie sous contrôle gouvernemental.
Par conséquent, l'élection présidentielle se tiendra lorsque toutes les conditions en seront réunies".
C'est pourquoi, Affi Nguessan a lancé de nouveau un appel "pressant" à la coalition des mouvements armés qui occupent une partie du territoire les invitant a déposer les armes.
Evoquant la situation qui prévaut dans la région de Duékoué, Pascal Affi Nguessan a indiqué qu'"il ne s'agit pas d'un conflit foncier ou intercommunautaire".
"Ces tueries massives et barbares ne visent qu'un seul objectif: créer le chaos et compromettre la tenue de l'élection présidentielle du 30 octobre 2005»", a-t-il précisé.
Il a accusé ouvertement M.
Ahoua Touré, délégué départemental du Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI) d'être "à l'origine de cette situation".
Par ailleurs, le président du FPI a rejoint le groupe parlementaire de son parti pour exiger la démission du Premier ministre actuel, Seydou Elimane Diarra.
"Avec lui, nous risquons de connaître pire que ce que nous avons connu à Duékoué", a-t-il conclu.
Le parti du président Laurent Gbagbo reproche au Premier ministre Seydou Diarra, "son incapacité d'assumer sa mission première que l'accord de Linas-Marcoussis lui a confié, notamment procéder au désarmement des rebelles et à la réunification du pays dès la mise en place du gouvernement de réconciliation nationale".

10 juin 2005 07:57:00




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