Le Dg de l'OMS pour un accès sécurisé et libre dans la zone de conflit en RD Congo pour lutter contre le virus Ebola

Beni, RD Congo (PANA) - Après avoir constaté les difficultés liées à la riposte à l'épidémie à virus Ebola dans la région du Nord-Kivu, touchée par le conflit en République démocratique du Congo, le Directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), le Dr. Tedros Ghebreyesus, a plaidé pour un accès "libre et sécurisé" aux personnes touchées par la maladie.

"Tous ceux qui participent à la riposte doivent pouvoir se déplacer librement et en toute sécurité dans les zones de conflit pour accomplir le travail nécessaire pour maîtriser l'épidémie", a indiqué le Dr Tedros Ghebreyesus, estimant que: "la population doit également avoir accès à des centres de traitement qui sauvent des vies et arrêtent la propagation des maladies".

Un communiqué de l’ONU publié dimanche note qu’il s’agit de la 10ème épidémie d’Ebola dans le pays et que c’est la première fois que la maladie frappe une zone de conflit actif densément peuplée.

Comme cela a été le cas lors de la récente épidémie dans l’Ouest du pays, l’OMS soutient le ministère de la Santé dans les aspects-clef de la riposte.

Un peu plus d’une semaine après que le gouvernement a déclaré la nouvelle épidémie d’Ebola, le Dr. Tedros, le Dr. Matshidiso Moeti, directeur régional de l’OMS pour l’Afrique et le Dr. Peter Salama, directeur général-adjoint de l’OMS chargé du Programme de gestion des situations d'urgence ont effectué une mission dans la ville de Beni, ainsi qu'à Mangina, épicentre de l'épidémie, où la plupart des cas confirmés ont été signalés jusqu'à présent.

Plusieurs groupes armés sont actifs dans la région et, selon l'OMS, cette insécurité est un obstacle pour les équipes de santé qui tentent de rejoindre les communautés pour rechercher et surveiller activement les cas, nécessitant souvent des escortes armées. La violence peut également décourager les populations à se présenter pour un traitement.

"L'OMS a une vaste expérience dans la prestation de services de santé dans les zones de conflit en Afrique", a déclaré le Dr Moeti. "Nous allons tirer partie de cette expérience pour nous assurer que notre personnel et nos partenaires peuvent faire leur travail et sauver la vie des personnes que nous sommes venus aider."

Mercredi, une campagne de vaccination a été lancée pour atténuer le risque de propagation de la maladie.
-0- PANA MA/JSG/IBA 13août2018

13 août 2018 09:26:55




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