Le Cpj exhorte les autorités somaliennes à ouvrir des enquêtes sur la mort d'un journaliste dans un attentat en Somalie

Banjul, Gambie (PANA) - Le Comité en charge de la protection des journalistes (Cpj) a lancé un appel aux autorités somaliennes pour qu'elles ouvrent des enquêtes exhaustives sur l'assassinat du journaliste Abdullahi Osman Moalim, à la suite de l'explosion d'une bombe.

Dans un communiqué parvenu ce samedi à la PANA, l'organe en charge de la défense des journalistes (Cpj) y révèle que le journaliste Abdullahi Osman Moalim, est mort le 13 septembre à la suite de blessures contractées le 10 septembre lors d'un attentat survenu dans un café à Beldweyne où s'étaient réunis des membres de la presse.

"Le meurtre de Abdullahi Osman Moalim et les blessures contractées par deux autres journalistes montrent que la Somalie reste un environnement hostile pour la presse", a souligné le coordinateur du programme Cpj en Afrique, Angela Quintal.

"Nous lançons un appel aux autorités pour qu'elles fassent de leur mieux pour ouvrir des enquêtes sur cette attaque terroriste et qu'elles mettent fin à ce cycle de violence", a ajouté Mme Quintal.

Selon le communiqué, M. Abdullahi, qui travaillait pour le compte de la radio privée, Radio Codka Hiiraan et pour la télévision publique, Jubbaland, aurait souffert des blessures au niveau de la tête après avoir été durement atteint au cours de la même attaque.

M. Abdullahi, âgé de 24 ans, en compagnie d'un groupe de journalistes, attendait dans le café pour un entretien qui devait avoir lieu dans le bureau du gouverneur de la région d'Hiiraan situé près des lieux lorsque l'incident s'est produit.

Deux autres journalistes qui travaillent pour la radio Codka Hiiraan et d'autres organes de presse, ont également subi des blessures dans l'attaque, tandis que Abdi Shakur Mohammed Hassan, qui travaille pour la radio Star FM et Saab TV, de même que Abdulkadir Omar Ibrah, un correspondant pour la chaîne de télévision RTN et la radio Simba, ont contracté, au cours de l'attaque, de petites blessures et ont été sortis de l’hôpital après y avoir été hospitalisés.

Selon le Cpj, les journalistes en Somalie se réunissent souvent dans les restaurants et cafés situés près des bureaux d'hommes politiques en attente de conférences de presse et d'entretiens.

Trois personnes au moins ont perdu la vie et plus de 10 autres blessées dans cette attaque réclamée par le groupe islamiste Al Shabaab.

"Le groupe Al Shabaab vise fréquemment les lieux de rencontre des journalistes. 62 journalistes au moins ont été assassinés en Somalie dans le cadre de leur travail depuis 1992, dont beaucoup dans des attentats, rendant ainsi le pays comme étant l'un des endroits les plus dangereux pour l’exercice de la profession de journalisme au monde", conclut le communiqué.
-0- PANA MLJ/MA/BAD/BEH/IBA 17sept2016



17 septembre 2017 00:00:01




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