Le Conseil exécutif invité à rédiger un texte unique sur l'Autorité de l'UA

Syrte- Libye (PANA) -- Les chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union africaine ont demandé jeudi à Syrte, en Libye, au Conseil exécutif, de se réunir d'urgence pour adopter un seul texte sur la transformation de la Commission en Autorité et de soumettre leur rapport en début de soirée, a déclaré à la PANA le président de la Commission de l'Union africaine (UA), Jean Ping.
Cette décision a été prise à l'issue d'un débat de quatre heures sur cette question qui polarise toutes les attentions, les chefs d'Etat et de gouvernement estimant qu'ils ne pouvaient pas délibérer sur cette question du fait que deux textes leur ont été proposés, soulignent des sources ayant pris part à cette session.
En effet, en l'absence d'un rapport final sur les travaux du Conseil exécutif, le président du Conseil exécutif, le secrétaire aux affaires de l'UA auprès du Comité populaire libyen des Relations extérieures et de la Coopération internationale, Ali Triki, a présenté un texte comportant les propositions du guide libyen, Mouammar Kadhafi.
Ces propositions consistent à ajouter aux domaines de compétence de l'Autorité de l'union la défense, la sécurité et la coordination des relations extérieures.
Il s'agit aussi de donner les pleins pouvoirs exécutifs à l'Autorité qui absorberait tous les autres organes.
En revanche, ces amendements ne figurent pas dans le second texte soumis aux délégations.
Ce document, adopté par le Conseil exécutif lors de sa session qui s'est tenue en avril dernier à Tripoli, en Libye, est le seul authentique pour certaines délégations.
Une longue discussion s'est alors instaurée, la question étant de savoir sur quel texte se baser pour étudier le sujet de la transformation de la Commission en Autorité, a déclaré à la PANA une source qui a requis l'anonymat.
Finalement, les chefs d'Etat et de gouvernement ont pris la décision de renvoyer les deux textes aux ministres des Affaires étrangères pour qu'ils harmonisent leurs positions avant la reprise de la séance en début de soirée à Syrte.
Par ailleurs, le Guide libyen, très remonté, a déclaré aux chefs d'Etat et de gouvernement qu'il ne se bat pas pour les intérêts de son pays, la Libye ayant suffisamment de ressources pour relever le défi du développement, soulignent ces mêmes sources.
"Nous sommes proches de l'Europe et l'Union pour la Méditerranée nous fait une cour assidue, mais nous restons profondément panafricanistes", a-t-il dit.
Cependant, il a attiré l'attention de ses pairs sur le fait qu'à l'issue de cette session, il ne participera plus à un débat sur le gouvernement de l'Union.

02 juillet 2009 16:32:00




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